Author

CFL

Browsing

Embarquons avec Gilles, anciennement conducteur de trains, formateur de conducteurs de trains, dirigeant de la cellule formation conduite, désormais Coordinateur Projets et Digital Learning au sein du Service Formation et Développement. Il incarne à merveille notre nouvelle série « Cheminer aux CFL ».

Si vous êtes de ceux qui pensent qu’une carrière chez nous est linéaire et immuable, alors en voiture ! Découvrons ensemble son parcours atypique au sein des CFL !

Bonjour Gilles, aujourd’hui tu es Coordinateur Projets et Digital Learning, mais cela n’a pas toujours été le cas. Peux-tu nous dire quand et comment tu es entré aux CFL ?

Je suis entré aux CFL en septembre 2000. J’avais le choix à l’époque entre continuer mes études ou aller travailler. La visite des CFL à mon lycée pour promouvoir certains postes a joué un grand rôle dans mon choix final. Je me suis dit : pourquoi ne pas tenter le métier de conducteur de trains ? À seulement 19 ans j’ai donc commencé la formation pour devenir conducteur de trains, une première aux CFL à l’époque pour quelqu’un d’aussi jeune que moi. La formation a duré 24 mois et portait sur les trois réseaux : Luxembourg, France et Belgique, pour le transport de voyageurs et de fret. En septembre 2002, à la fin de ma formation j’ai donc fait mes premiers pas en tant que conducteur de trains.

Que s’est-il passé ensuite ?

J’ai eu envie d’évoluer vers le poste de formateur, et pour ça il fallait passer un « examen de promotion ». À la même période, il y a eu la création de la filiale CFL Cargo, on m’a proposé d’être muté là-bas pour y mettre en place la cellule de formation continue avec un autre formateur expérimenté. Je devenais également responsable de l’encadrement et du suivi d’une soixantaine de conducteurs. J’ai accueilli cette opportunité comme un challenge, j’étais jeune et il fallait tout créer de zéro. Ce fut pour moi une très belle expérience. Une fois la cellule de formation mise en place au sein de CFL Cargo, le recrutement de nouveaux formateurs a eu lieu afin de renforcer notre équipe.

On m’a alors proposé d’intégrer le Centre de Formation et de devenir formateur à la Maison mère. Avec mes deux années d’expérience, je me sentais capable de revenir à la Maison mère et de m’ouvrir à de nouvelles perspectives d’évolution. Pendant quatre ans, j’ai donc été instructeur-formateur et examinateur de conducteurs de trains pour les réseaux luxembourgeois et belge.

À la Maison mère des CFL, les métiers et les fonctions sont organisés en « carrières », dont l’accès est défini par le niveau de diplôme. Les grades les plus élevés des carrières sont seulement accessibles par le biais d’un « examen de promotion ». Il est également possible de changer de carrière dans le cadre d’une mobilité interne, en réussissant un examen dédié.

Et en 2012 ?

Une nouvelle opportunité s’est présentée à moi lorsque la place de Dirigeant de la Formation conduite s’est libérée. Je n’ai pas hésité et je me suis lancé. Je connaissais déjà l’équipe, je me sentais capable de prendre le rôle de manager. Je suis devenu Dirigeant de la Formation Conduite au sein du Centre de Formation des CFL.

Les changements ne se sont pas arrêtés là ! Raconte-nous comment s’est passé ce dernier virage.

J’ai exercé ce poste jusqu’en 2018, quand une nouvelle opportunité s’est présentée à moi. Le Service Formation avait besoin d’un Coordinateur Projets pour la mise en place d’une plateforme de formation en ligne (un LMS, pour Learning Management System) et pour le suivi de divers projets en interne. J’ai tout de suite été intéressé par cette proposition afin de faire avancer des projets interne au service et de faire évoluer les formations vers le digital learning . J’ai beaucoup aimé cette démarche de partir d’une idée concrète jusqu’à un produit fini. Cela représentait pour moi un nouveau challenge, et le timing était bon car je souhaitais également donner l’opportunité à d’autres formateurs de mon équipe d’évoluer en compétences et acquérir une autre fonction au sein du Service Formation.

Il y a eu beaucoup de changements de cap, quels en ont été les éléments déclencheurs ?

Mon instinct naturel me pousse à découvrir de nouveaux horizons, je n’aime pas rester stable à une même place, j’ai besoin de me remettre en question en permanence. Dès ma formation de base j’avais déjà eu envie d’évoluer dans l’entreprise et transmettre mon savoir par le biais de postes comme formateur/instructeur et de travailler en équipe. La rencontre de deux formateurs passionnés par le ferroviaire m’a aussi beaucoup inspiré. Ils m’ont donné envie d’évoluer, tout en restant dans le domaine de la traction. Les CFL m’ont permis de découvrir de nombreux métiers et environnements de travail différents et m’ont donné la possibilité d’évoluer en entreprise.

En quoi tes mobilités internes passées te sont-elles utiles aujourd’hui ?

Mon background ferroviaire assez solide m’aide beaucoup dans la mise en place de nouveaux projets : le simulateur de conduite est en constante évolution, la plateforme LMS poursuit son déploiement, il y a encore de nombreux projets internes pour améliorer nos formations. C’est dans ce sens que j’essaie d’apporter mon soutien, mon expertise et ma gestion dans les équipes. Après plus de 20 ans aux CFL, je connais beaucoup de collaborateurs dans divers services, ma capacité à mobiliser les équipes et à travailler étroitement avec eux est un atout.

Avais-tu certaines attentes ou appréhensions particulières avant de te lancer dans la mobilité interne ? Comment se sent-on avant de sauter le pas ?

La seule crainte que j’avais au début était liée à mon jeune âge. Vais-je être bien accepté par les anciens conducteurs ? Comment gérer les conflits avec quelqu’un qui a 20 ans de plus que moi, suis-je légitime ? À ce propos nous avions justement reçu une formation pour la gestion des situations délicates, mais je touche du bois, elle ne m’a jamais servi. Tout s’est toujours très bien passé, tout le monde a toujours été très bienveillant avec moi.

Passer de conducteur à formateur est un cap, certains collègues conducteurs auraient pu voir ce changement comme une prise de distance de ma part, mais pas du tout : je suis resté accessible et ouvert et ils sont venus vers moi très naturellement. Ma devise : Ne pas oublier d’où l’on vient. Il y a toujours en moi une partie « conducteur de trains », je n’ai pas perdu de vue mes racines.

Ma devise : Ne pas oublier d’où l’on vient. Il y a toujours en moi une partie « conducteur de trains », je n’ai pas perdu de vue mes racines.

Cela n’a pas été trop déstabilisant justement de te lancer dans un domaine éloigné de ton parcours initial ?

Le plus compliqué finalement pour moi, c’était de « couper » avec le domaine de la traction quand je suis passé au digital learning. Je suis resté présent et accessible en cas de besoin et demande d’appui de nos formateurs ainsi que de mon successeur, mais après quelque temps il faut lâcher prise et se concentrer sur sa nouvelle fonction.

Concernant le digital je n’avais aucune appréhension. Je considère plutôt cela comme une opportunité de compléter certaines formations avec l’aide des médias modernes adaptés. La dimension digital learning fait évoluer les méthodes d’apprentissage pour la nouvelle génération, très ouverte à ce type de médias pédagogiques. C’est un challenge quotidien, il faut être en constante innovation. Les formateurs doivent s’adapter et évoluer au même rythme que le digital. Cela fait gagner en temps et en qualité d’enseignement : exercer une théorie en pratique avec la réalité virtuelle, avant de se lancer vraiment dans la pratique, c’est un atout énorme que l’on donne aux stagiaires par exemple : un premier pas sans danger. Mettre à disposition des parcours de formation e-learning sur des thématiques ferroviaires va augmenter l’intérêt de se tourner vers une formation digitale qu’ils peuvent consulter, et va les préparer encore mieux à leur examen final.

Tu as pu travailler seul et en équipe, et expérimenter différents rythmes de travail, finalement qu’est-ce qui te convient le mieux ?

Les rythmes sont très différents : lorsque l’on est conducteur de trains on travaille seul avec des horaires de travail irréguliers : week-ends et jours fériés. Cela a une grande influence sur la vie privée. Ce rythme de travail et de sommeil n’est pas facile pour tout le monde. J’ai vite remarqué que je n’étais pas fait pour travailler seul toute ma vie : j’aime travailler en équipe, dialoguer… et avoir des horaires réguliers m’a permis de stabiliser ma vie sociale.

Mais être conducteur de trains a aussi ses atouts : on est notre propre chef, proche de la nature, très confortablement installé, la journée de travail passe très vite.

Je dois avouer que le rythme et la charge de travail se sont amplifiés avec mes changements de poste et mes heures de travail ont augmenté au fur et à mesure de mon évolution… mais cela ne me dérange pas, je reste motivé et je n’ai pas peur de travailler et relever de nouveaux défis.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à rejoindre les CFL ?

Je dirais qu’il faut tenter sans hésiter !

Bien que les CFL proposent une certaine sécurité de l’emploi, ce n’est pas pour autant une entreprise figée. En entrant aux CFL, on ne fait pas nécessairement le même métier pour le restant de notre carrière. Avant d’intégrer l’entreprise, je n’aurais jamais pu imaginer toute la panoplie de métiers présents aux CFL, ainsi que les nombreuses opportunités de mobilité interne. J’ai découvert l’univers et les opportunités qu’offre l’entreprise au fil des années.

Si la personne n’a pas peur de se lancer dans une aventure comme celle-ci, qu’elle jette un œil à notre site carrière : de nombreux postes sont ouverts dans des domaines spécifiques et variés : ferroviaire administratif, technologie, immobilier, innovation…

Marc, 23 ans, a toujours rêvé de devenir conducteur de trains. Pour y parvenir, le jeune homme a postulé (et a été admis) en 2020 en stage aux CFL. Pendant un an, il a appris ce métier aussi passionnant qu’exigeant, où prévaut une priorité absolue : la sécurité. Avec son coach Cyrille, lui-même ancien conducteur de trains, il nous raconte cette riche aventure humaine et professionnelle.

Un savant mélange de théorie et de pratique

Marc, tu as 23 ans et tu seras bientôt conducteur de trains aux CFL. Peux-tu nous dire, d’abord, pourquoi tu as choisi cette voie ?

Marc : Parce que c’est un métier génial ! Il me fait rêver depuis que je suis tout petit. Ma passion numéro 1 a d’ailleurs toujours été les trains miniatures. C’est donc assez naturellement que j’ai décidé, pour mon métier, de passer aux choses sérieuses : la conduite des vrais trains.

Comment as-tu rejoint les CFL ?

Marc : J’ai postulé au stage à la fin de ma 12ème, en 2020. Pour être sélectionné par les CFL, il m’a fallu valider plusieurs étapes, notamment un test de langue et un entretien de motivation, mais aussi un contrôle médical et psychologique, pour obtenir un certificat de sécurité validant mon aptitude à la conduite.

Une fois admis au stage de conduite de trains, que se passe-t-il ?

Marc : Eh bien… l’aventure commence ! Les premiers jours sont intenses : on nous présente le programme d’étude, on reçoit son équipement de sécurité (sac à dos, gilet orange et chaussures de sécurité), ses livres, puis on visite le Centre de formation interne aux CFL, à Luxembourg-ville. C’est beaucoup d’infos à absorber mais l’ambiance est bienveillante. Une fois cette introduction passée, on passe aux choses sérieuses.

Justement, qu’apprend-on exactement ?

Marc : Il y a d’abord la partie théorique : on s’intéresse bien sûr au matériel, les locomotives, et à leur fonctionnement, on étudie l’électronique et la physique, on apprend l’infrastructure et ses règles, les conditions de freinage, etc. C’est assez dense ! Ensuite, il y a le volet pratique, la conduite à proprement parler. On sort alors de la salle de classe pour entrer en cabine de conduite.

La sécurité, priorité numéro 1 des CFL

Vous êtes donc très vite plongés dans le grand bain…

Marc : Absolument. C’est ce qui est chouette : on commence tout de suite sur des trains réguliers, avec passagers et en conditions réelles. Nos premiers pas sont évidemment très encadrés et sécurisés. Durant tout le stage, on est accompagnés d’un conducteur-tuteur expérimenté.

Quel souvenir gardes-tu de ta toute première conduite ?

Marc : Conduire un train, la première fois, est assez bizarre (rires)… C’est très différent d’une voiture ! J’étais forcément un peu nerveux, bien sûr, mais ravi, et rassuré par la présence du conducteur-tuteur à mes côtés.

En plus de vos formateurs, vous avez aussi chacun un coach attitré. En quoi est-ce utile ?

Marc : Cyrille, mon coach cette année, est quelqu’un à qui je peux poser des questions techniques, revenir sur les points que je n’ai pas totalement saisis, et même confier mes soucis personnels. C’est un vrai soutien humain. On découvre d’ailleurs pendant le stage que les CFL sont une grande famille. On s’y sent vite chez soi.

Conduire un train n’est pas une chose anodine. Quelle place occupe la sécurité dans l’apprentissage ?

Marc : C’est simple : elle est le fil rouge du stage, et ce dès le premier jour. La sécurité est au cœur de ce métier. Concrètement, il s’agit de maîtriser les systèmes de sécurité à bord mais aussi sur l’infrastructure, à l’image du Système de sécurité européen (ETCS, pour European Train Control System). Ce système contrôle la vitesse et évite les accidents et dépassements des signaux rouges. On apprend aussi l’importance de bien utiliser son équipement personnel (gilet, chaussures de sécurité, etc.) ou encore à gérer des situations exceptionnelles sur un simulateur de conduite. Les CFL sont très très exigeants sur la sécurité.

La preuve, c’est que le stage est jalonné d’examens…

Marc : C’est vrai. Nous sommes évalués de manière continue, pour ne rien laisser au hasard. Outre la licence (permis de conduire ferroviaire) et la maîtrise de l’infrastructure, il y a, pour valider le stage, un examen de dépannage, un oral, un test sur simulateur et une conduite d’un train commercial avec examinateur.

Aux CFL, une carrière durable et dynamique

Côté rythme, à quoi ressemble la vie quotidienne d’un stagiaire en conduite de trains ?

Marc : À celle… d’un conducteur de trains ! En effet, si pour la théorie les horaires sont assez classiques (7h – 15h), ils sont flexibles dès qu’on entre dans la pratique. On peut rouler très tôt le matin, tard le soir, en pleine nuit et bien sûr le week-end et les jours fériés. Pas de routine, donc. Personnellement j’aime bien cette flexibilité. Elle fait partie intégrante du métier et donne beaucoup de temps libre.

Cyrille, tu es le coach de Marc. Selon toi, quelles sont les qualités requises pour devenir conducteur de trains ?

Cyrille : Il faut être ponctuel, rigoureux et, comme l’a bien dit Marc, se montrer très attentif à la thématique sécurité. Et puis il faut être motivé : ce stage, condensé en un an, demande d’étudier pas mal de matières. Côté physique, il est demandé d’avoir une bonne vue, une bonne ouïe et un cœur en bonne santé.

Et quid du niveau de formation demandé à l’entrée ?

Cyrille : Nous demandons aux candidats d’avoir validé un CATP artisan (serrurier, électricien, électronicien, mécanicien), un diplôme de technicien ou d’avoir passé leur 2ème technique ou 3ème classique.

Par ailleurs, la connaissance (niveau B1) des langues luxembourgeoise, allemande et française est requise.

Combien de candidats sont retenus ?

Cyrille : Nous recevons près de 300 candidatures chaque année, pour 24 embauches. Les recrues sont réparties en deux classes, l’une commençant son stage au printemps et l’autre à l’automne. C’est sélectif, donc, mais le jeu en vaut la chandelle : une fois cette étape passée, le stage est rémunéré et est confirmé en CDI dès lors que les examens se passent bien !

Marc, j’imagine que tu es pressé de rouler en tant que titulaire…

Marc : Oui, j’ai hâte… Ce sera en septembre si tout se passe bien et je me réjouis de rouler sur la ligne de Troisvierges, ma ligne préférée, qui va vers le nord du pays : les paysages et la nature qui la bordent sont magnifiques !

Comme Marc, prenez les commandes de votre prochaine carrière aux CFL, et venez découvrir un métier hors du commun.

Steve et Damien travaillent tous les deux au service « Projets Infrastructure » au sein du Groupe CFL. Ici, ils coordonnent des projets innovants tout en veillant, de manière exemplaire, à la préservation de la biodiversité et au respect des engagements du Groupe en matière de développement durable. Venez à la rencontre de ces deux ingénieurs en génie civil qui prêtent une attention particulière au bien-être animal et à la protection de la nature.

Bonjour Steve, quel poste occupes-tu au sein des CFL ?

Steve : Après avoir obtenu mon diplôme d’Ingénieur en Génie Civil en 2003, j’ai commencé à travailler au sein des CFL. Depuis 2017, après avoir occupé le poste de chef de projet pour la mise à double voie entre Pétange et Luxembourg, je suis responsable de la renaturation de la Chiers et de la Mess. Travailler sur un projet de A à Z, c’est ce qui rend la tâche réellement intéressante !

Et toi Damien, tu fais également partie du service « Projets Infrastructure ». Qu’est-ce qui te plaît dans ton travail ?

Damien : Pour ma part, j’apprécie le fait de ne pas être cantonné au seul travail de bureau mais également de me retrouver sur le terrain. Lorsque nous sommes sur un chantier, nous endossons le rôle de gestionnaire de projet en veillant notamment à l’avancement du projet, mais également en nous assurant du fait que nos équipes opèrent en toute sécurité. Au bureau, nous sommes amenés à collaborer avec une multitude de personnes en vue d’obtenir des autorisations par exemple, ou bien d’établir des bilans écologiques, d’étudier les différentes variantes d’un projet ou encore de gérer les budgets… Personnellement, je me concentre principalement sur la nouvelle ligne Luxembourg – Bettembourg. Il s’agit d’un projet important pour lequel il nous faut mettre en œuvre plusieurs mesures compensatoires.

« C’est un travail très diversifié qui propose toujours des challenges intéressants. »

Des mesures compensatoires… de quoi s’agit-il ?

Steve : Ces mesures compensatoires sont indispensables dès lors que nous interférons dans un espace naturel. C’est le cas par exemple lorsque des arbres sont abattus afin de libérer de l’espace dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle infrastructure. Dans ce cas précis, l’Administration de la Nature et des Forêts, sous la tutelle du Ministère de l’Environnement propose des mesures visant à compenser l’impact de l’intervention humaine au sein même de cet environnement. Par exemple, en cas de déforestation, une mesure compensatoire consisterait entre autres à planter de nouveaux arbres. En règle générale, les CFL veillent à toujours faire plus que ce qui est proposé, afin de surcompenser en quelque sorte. Je vous donne un autre exemple : lors d’un chantier sur la ligne entre Pétange et Luxembourg à Dippach, nous avons artificiellement dévié le lit de la rivière Chiers. Au terme des travaux, nous avons redirigé une partie de ce même cours d’eau dans son lit d’origine. De la même façon, une renaturation de la Mess entre Bettange et Reckange a été réalisée.

« D’autres mesures de compensation peuvent consister en la revitalisation d’une surface agricole, la mise en place d’une prairie humide…»

Les CFL s’engagent non seulement pour les eaux et les forêts, mais également pour la faune…

Damien : C’est exact ! Du fait de la présence de l’autoroute et de la nouvelle ligne Luxembourg – Bettembourg, une forêt s’est retrouvée scindée en deux. Pour y remédier, nous avons mis en place un passage à faune de 70m de longueur sur 50m de largeur afin de permettre aux animaux sauvages de rejoindre en toute sécurité les deux parties de la forêt. Un passage à faune d’une telle importance, ce n’est pas rien (rires). Cette mesure compensatoire a été réalisée au-dessus de l’autoroute A3 sur un site des Ponts et Chaussées. Toujours dans le cadre du projet de la nouvelle ligne Luxembourg-Bettembourg, nous avons dû déplacer une population de chauves-souris et de muscardins afin de garantir leur sécurité. Nous avons alors installé plusieurs dizaines de nichoirs afin de reloger ces animaux. À Fentange, nous avons délocalisé une population d’amphibiens suite à la “perturbation” d’une mare sur le site de construction.

Steve : Dès que nous nous trouvons dans la situation où l’un de nos chantiers mettrait en péril la faune sauvage, nous le suspendons immédiatement. C’est seulement après avoir mis en place des mesures de protection et de préservation que nous relançons l’activité sur le chantier.

« Une priorité des CFL consiste à garantir que les animaux puissent continuer à vivre en toute sécurité. »

Le Groupe CFL travaille avec différents cabinets d’études spécialisés sur l’environnement. Quel est le but de cette collaboration ?

Steve : Ce sont ces bureaux d’études agréés qui réalisent un bilan écologique, lequel bilan établit à l’aide d’un système par écopoints, l’envergure de la destruction ou de la détérioration du milieu naturel. C’est sur base de ce bilan qu’ils proposent des mesures compensatoires proportionnées. Il faut tout de même souligner que de plus en plus, le Ministère se base sur ces analyses pour déterminer lui-même la nature de la compensation : une taxe lui est versée par le maître d’ouvrage et servira à financer des mesures compensatoires de plus grande envergure partout dans le pays.

Que se passe-t-il avec les projets dès lors qu’ils sont clôturés ?

Damien : Les CFL prennent soin de garantir un suivi des mesures mises en place. Dans ce sens, le service « Maintenance Infrastructure » a embauché une personne responsable de la surveillance et de l’entretien de ces espaces naturels pour les 10 ou 20 années à venir.

« Les CFL prennent soin de garantir un suivi des projets. »

Sur quel aspect de votre travail souhaitez-vous le plus attirer l’attention ?

Damien : Souvent, le public ne voit que la finalité de notre travail, comme la construction de nouveaux murs antibruit ou encore de nouveaux ponts… Néanmoins, le respect de la nature joue un rôle primordial pour les CFL bien en amont, et dès la conceptualisation même de nouveaux projets. C’est durant cette phase que nous veillons toujours à trouver des variantes qui impactent au minimum l’environnement naturel, pour une intégration la plus harmonieuse possible.

Vous aussi, rejoignez une entreprise durable et responsable : les CFL recrutent.

Parfois, les chemins de nos vies se dessinent naturellement, comme une évidence. Claude, né dans une famille de cheminots et passionné de foot depuis l’adolescence, n’a jamais bifurqué de sa route. Pour ce formateur Exploitation aux CFL, qui est également vice-président et entraîneur du club de foot de l’entreprise, les paysages d’une vie passée sur les chemins de fer et sur les terrains sportifs paraissent toujours aussi sublimes, dans une admirable constance année après année. Quand on avance en ligne droite, on ne rate rien des panoramas que l’on chérit.

Sur le terrain, Claude enfile parfois le maillot du joueur, d’autres fois celui d’entraîneur. Dans les deux cas, « chaque minute compte et on ne doit jamais relâcher la discipline et la constance », dit-il. Au travail, c’est pareil que dans la position du coach : ses tâches de formateur le mènent à faire preuve de la même autorité tranquille et des mêmes pratiques andragogiques pour mener les troupes vers une meilleure maîtrise de leurs outils.

« Si le formateur doit donner des réponses, le coach doit plutôt mener le joueur à découvrir les solutions par lui-même. Mais, dans les deux cas, il faut le même niveau d’empathie et de savoir-être, ainsi que le même esprit de camaraderie, sans négliger un esprit de sérieux. » Toujours, les chemins qu’emprunte Claude sont parallèles.

« Si le formateur doit donner des réponses, le coach doit plutôt mener le joueur à découvrir les solutions par lui-même. »

Le grand départ

Au début de la route, il y avait son arrière-grand-père, son grand-père, puis son père. Le premier réparait des locomotives à vapeur dans les années 40. Puis dans les années 50, son fils l’a rejoint à l’atelier comme serrurier, avant que son propre fils entre à son tour aux CFL à la toute fin des années 70, où il fut formateur au service exploitation. C’est également ce poste qu’occupe Claude, cheminot de quatrième génération, après avoir été successivement chef de surveillance, aiguilleur, et chef de circulation.

« Mon père a pris sa retraite en 2017, dit Claude. Mais, à mon arrivée aux CFL, j’ai eu la chance d’être formé par lui et de le voir à l’œuvre au quotidien au travail pendant les premiers mois. Mon grand-père, qui a aujourd’hui 89 ans et que je vois régulièrement, porte en lui tous les souvenirs d’une époque où les trains passaient en laissant derrière eux de grosses volutes de fumée. »

Certes, il n’a pas voulu les suivre dès le plus jeune âge, marchant d’abord à contre-courant et se projetant dans un destin de joueur de football professionnel. « Le foot a pris presque toute la place dans ma vie à l’adolescence », se souvient-il. J’étais gardien de but, et j’adorais ça. Comme tous les jeunes joueurs, j’ai rêvé d’en faire une carrière. C’était un rêve un peu inatteignable pour un garçon du Luxembourg à cette époque : notre petit pays comptait peu de joueurs professionnels, pas du tout comme aujourd’hui et surtout, malgré ma discipline et mon engagement, je n’avais pas le niveau pour entamer une telle carrière. »

Cela n’empêchait pas les jeunes Luxembourgeois d’applaudir le doublé de Zidane en finale de la Coupe du monde de 1998 et de se joindre aux foules en liesse dans les rues. Sauf Claude, qui a vécu là sa première grande déception de sportif : il était supporteur du Brésil et digérait mal la défaite de son équipe lors de ce match légendaire.

« N’empêche, c’était une Coupe du monde passionnante à suivre et, encore aujourd’hui, j’y pense souvent. Voir mon équipe perdre était aussi pour moi une leçon de foot : la frustration que l’on ressent après une défaite se transforme vite en motivation, et on se met en route vers le prochain match et la prochaine victoire. C’est ce qu’ont fait les Brésiliens cette année-là. C’est ce que j’ai toujours fait moi-même en tant que joueur par la suite. »

Une route à voies multiples

Claude n’est pas devenu joueur de foot professionnel. Mais ce qu’il ignorait à l’adolescence, c’est qu’en intégrant les CFL après le lycée, comme l’avaient fait trois générations avant lui, il pourrait jouer au foot avec ses collègues de travail et continuer à faire dialoguer ses deux vocations sur la même route de vie.

Fini le foot dans la rue avec les copains d’enfance, finis aussi les matchs de l’Union Sportive de sa ville, mais Claude enfile fièrement le maillot rouge du FC Eisebunn 97, dont il est aujourd’hui vice-président et entraîneur.

Les clubs fondateurs du FC Eisebunn 97 s’affrontent en toute camaraderie deux fois par an lors de tournois internes, avant de constituer une équipe-étoile qui représentera l’entreprise lors du grand championnat corporatif luxembourgeois opposant des équipes de différentes entreprises du Grand-Duché.

« Il faut se donner à 100% pour courir la chance de remporter la coupe du Football Corporatif Luxembourgeois (FCL) et de décrocher une bonne place dans le classement. Personnellement, je siège aussi au comité du FCL, qui organise le championnat. »

Peu importe la météo, les joueurs du FC Eisebunn 97 sont fidèles au poste. « L’ambiance est toujours bonne. Et bien sûr, ça augmente notre sentiment d’appartenance à l’entreprise, qui est déjà grand. Les CFL, c’est un bon employeur stable, où l’on a tous des occasions multiples de continuer à apprendre et d’occuper différents postes en cours de carrière.»

« L’ambiance est toujours bonne. Et bien sûr, ça augmente notre sentiment d’appartenance à l’entreprise, qui est déjà grand. »

Claude en est un bon exemple : il est entré aux CFL en 2006 en tant que chef de surveillance, puis en tant que chef circulation, avant d’occuper la fonction d’aiguilleur, et de finalement devenir formateur comme son père. « Aujourd’hui je forme les agents du service de l’exploitation technique, c’est-à-dire tous ceux qui s’assurent de la bonne circulation des trains et des mouvements de manœuvre, qui s’occupent des aiguilles et des signaux, qui gèrent les chantiers du point de vue de l’exploitation technique… Mon département ne forme pas spécifiquement les conducteurs de train, mais plutôt tous ceux qui gravitent autour. »

Un chemin partagé

Sur le terrain de foot ou dans la salle de formation où il dispense des cours théoriques aux agents des CFL, une même motivation habite Claude : le devoir de transmission.

« Au fond, j’aime partager mon savoir et mes techniques. Ça prend chaque jour des formes différentes, en fonction de la personne que j’ai devant moi. Je suis autant en contact avec des agents nouvellement embauchés dans l’entreprise qu’avec des cheminots de longue date qui arrivent avec un savoir-faire important. Il faut savoir s’adapter et varier l’approche. »

« Au fond, j’aime partager mon savoir et mes techniques. Ça prend chaque jour des formes différentes, en fonction de la personne que j’ai devant moi. »

Si, comme Claude, vous aimez prendre un chemin droit mais démultiplier les regards et les approches, les CFL vous attendent. Envoyez votre candidature sans plus tarder.


Rendez-vous aussi dans notre rubrique PEOPLE pour découvrir d’autres histoires intéressantes sur nos ambassadeurs

Les gares, mais également les nombreuses autres infrastructures des CFL, sont équipées d’une multitude d’appareils nécessaires au bon fonctionnement du trafic ferroviaire au Luxembourg. À terme, et grâce aux nouvelles technologies, tous ces éléments seront connectés à un centre de contrôle appelé BMS, Building Management System. Un énorme projet qui a motivé Norbert, ingénieur en électrotechnique de formation, à rejoindre la grande famille des CFL en 2009, après 15 ans en bureau d’études. Il était temps pour lui de passer à quelque chose de plus concret et de plus complet.

La technique des bâtiments de A à Z

Le travail de Norbert est très varié puisqu’il est responsable du génie technique au sein du Service Projets Infrastructure. La gestion technique des bâtiments est au cœur de son rôle, comme pour l’impressionnant site Multimodal à Bettembourg ou encore le funiculaire, qui font partie des dernières constructions à la pointe de la technologie au Luxembourg.

« Entre les études de construction, le suivi des chantiers, ou encore la réception des bâtiments terminés… on ne s’embête vraiment pas », se réjouit Norbert qui raconte que son équipe est sur le pont, à tous les niveaux.

Une tour de contrôle pour tous les bâtiments CFL

À travers le futur BMS national, le système de Gestion Technique Centralisée (GTC) permet à la fois de recevoir toutes les informations en temps réel, ainsi que de surveiller les appareils et les machines des différents sites (éclairage, chauffage, climatisation, onduleurs, transformateurs, générateurs).

En cas de panne, le problème est directement relayé aux collaborateurs qui contrôlent en permanence l’ensemble des structures des CFL. Grâce à ce nouveau système, ils peuvent déclencher une intervention sans perdre une seconde. « Si par exemple, une climatisation ne devait plus fonctionner, la hausse de la température d’un local à un niveau donné entraînerait automatiquement la mise hors service de certains appareils, il faut donc agir très rapidement » explique Norbert.

Prévenir pour mieux fonctionner

Grâce au Computer-Aided Facility Management (CAFM) ou gestion des installations assistée par ordinateur, toutes les données de maintenance des installations sont stockées dans cette structure informatisée. Il s’agit d’un tout nouveau volet qui sera intégré à l’avenir au fur et à mesure dans le BMS national. Prenons l’exemple de l’éclairage, ce concept permettra de savoir exactement à quel moment les équipes devront se rendre sur le terrain pour remplacer une lampe à LED, avant même que celle-ci ne rende l’âme. On appelle cela de la maintenance préventive. Il en est de même pour la révision, la maintenance des ascenseurs ou des escalators par un organisme agréé ou encore le changement des filtres des systèmes d’aération.

Comme toutes les caractéristiques des différentes installations techniques sont insérées dans la base de données, une panne signalée par la Gestion Technique Centralisée peut être plus rapidement résolue grâce à la solution curative qu’offre le CAFM. « C’est super pratique ! » raconte Norbert, « les équipes en intervention disposent immédiatement de toutes les informations nécessaires à la réparation ou à la maintenance d’un élément ».

Il s’agit d’un imposant système qui reprend des milliers de points de contrôle qui doivent, à l’avance, être paramétrés en fonction de leur importance dans le concept technique. Un outil performant qui permet de garantir la conformité de tous les services grâce au rappel automatique et au suivi des différentes tâches qui doivent être exécutées.

Plusieurs centaines de caméras reliées au centre de contrôle

La vidéosurveillance va également être intégrée au BMS national. Environ 600 caméras sont déjà en service et il faut en compter une centaine de plus pour chaque parking qui va être construit afin d’y proposer une surveillance intégrale. Cet aspect représente un énorme flux de données, puisque chaque caméra nécessite un débit de 2 mégabits par seconde, un paquet d’informations qui n’effraie pas Norbert : « nous disposons aux CFL d’un réseau de fibre optique dédié sur tout le territoire afin de transporter l’immense volume de données ».

Le plus grand défi consiste à trouver le moyen de faire communiquer toutes les machines avec la nouvelle GTC car l’ensemble de l’infrastructure repose sur plusieurs types de protocoles qu’il faudra rendre compatibles avec le nouveau système. Norbert explique que cette mission ressemble en fait à une gigantesque traduction de tous les différents langages afin que la GTC puisse les comprendre. Un procédé fastidieux qui est néanmoins facilité par l’utilisation de l’interface graphique.

Un travail de pionnier

La GTC a fait son apparition en 2011 lors de la construction de la gare à Esch-Belval. Aujourd’hui, le BMS Belval couvre pratiquement tout le sud du pays. Comme la technique évolue rapidement, cette structure a déjà perdu de sa modernité et sera, à terme, remplacée par le BMS national qui est désormais en pleine expansion. Grâce aux trois sites satellites de Rodange, Mersch et Wasserbilig, l’entièreté du pays sera ainsi couverte et les informations seront toutes regroupées au nœud central à Howald. Norbert est impatient, car le BMS permettra, grâce à la combinaison de la GTC et du CAFM, de réunir toutes les informations techniques des infrastructures tertiaires de l’entreprise. Un travail de fourmi et de titan en même temps.

Ce chantier est en perpétuelle évolution avec l’arrivée de nouveaux bâtiments ou la rénovation d’anciennes gares, comme à Mersch avec la construction d’un nouveau parking, ou encore à Troisvierges, Rodange et Wasserbillig.

Les nouvelles technologies sont assidûment utilisées par les CFL. L’entreprise est d’ailleurs l’une des seules à y avoir recours au Luxembourg, à l’instar du BIM (Building Information Modeling) qui intègre toutes les données des équipements, des composants et des matériaux dans les plans de construction en 3D des futurs bâtiments. Ces systèmes représentent une réelle aventure qui permet de constamment jongler entre technique et informatique. Norbert et ses équipes sont de véritables pionniers en la matière !

Si, comme Norbert, vous souhaitez participer à la modernisation des infrastructures tout en découvrant de nouvelles techniques de pointe, n’attendez plus et rejoignez la grande famille des CFL.

Ils sont frères, sœurs, cousins. Ils ont grandi ensemble et ne se quittent presque jamais – pas même pour aller au travail : ils sont tous employés aux CFL. Les chemins de fer au Luxembourg, c’est souvent une histoire de famille. On a rendez-vous chez eux pour en parler. La table est dressée.

Début de soirée dans la salle à manger. Les orechiette débordent des assiettes des enfants. Au centre de la table, les panzerotto de Teresa sont à portée de toutes les mains, juste à côté d’un immense plateau de buffala et de tomates. L’odeur du ragoût en préparation dans la cuisine se répand dans toutes les pièces. « Comme toute bonne famille d’origine italienne et de la région des Pouilles, on adore manger ! », précise Giovanni dans un éclat de rire, en montrant son ventre. La famille a le sens de l’humour. « C’est l’une de nos principales qualités », dit Giovanni.

À 36 ans, il est l’aîné de la famille et le premier à avoir intégré les CFL en 2012. Ce magasinier de lAtelier central a tellement aimé son travail, dès son embauche, qu’il n’a pas tardé à recommander sa sœur, son frère et son cousin.

Teresa, agent de guichet, a rejoint les CFL en 2014. Le cousin Vanni (qui se prénomme aussi officiellement Giovanni) a suivi en 2017, d’abord dans un poste de chef de surveillance, puis chef de circulation. En 2018, les CFL ont finalement accueilli le petit frère, Nicola, fier conducteur de trains. « Mais attention, il ne faut pas croire que leur embauche a été si facile, met en garde Giovanni. Aux CFL, le processus de recrutement est le même pour tout le monde et il est toujours rigoureux ».

Loyauté et bonne humeur

« Je crois qu’on prévoit tous de rester aux CFL aussi longtemps que possible, avance Teresa. La loyauté est une valeur importante de la famille. Quand on s’engage dans quelque chose qu’on aime, c’est pour la vie. »

«Quand on s’engage dans quelque chose qu’on aime, c’est pour la vie. »

S’il en est ainsi du travail, c’est aussi le cas de leur engagement envers la famille et de leur passion pour le foot. « Nous sommes bien sûr partisans de l’Inter de Milan ! », annonce fièrement Nicola.

Quand ils se croisent sur au travail, les cousins ne manquent aucune occasion de lancer une bonne vanne. « Il y a un concours dans la famille pour déterminer qui est le plus drôle entre Vanni et Giovanni », annonce Teresa. La compétition dure depuis la tendre enfance sur les pavés de leur village : tous les quatre ont grandi dans la même rue. « Non seulement on est cousins du côté paternel, mais notre lien familial est double : nos pères sont frères et ils ont marié deux sœurs ! On est aussi cousins du côté maternel. Dans les deux familles, la convivialité règne. »

Autour de la table, toutes les conditions sont donc réunies pour assurer une ambiance du tonnerre. « Les soirs de fête, la famille se couche tard. » C’est Nicola, le plus jeune et le plus festif de la bande, qui nous l’assure. Teresa, quant à elle, est la grande voyageuse de la famille, et la plus grande lectrice, celle qui amène à table les grands sujets de conversation. Pendant ce temps-là, les deux Giovanni rivalisent de répartie. Les langues se délient. En italien comme en luxembourgeois et en français. « Et tout le monde parle trop fort ! », dit Giovanni.

Toute la famille dans le train

Au sein de la famille, Giovanni, Teresa, Nicola et Vanni forment la première génération à travailler aux CFL, leurs parents étant issus de milieux bien différents et leurs grands-parents ayant immigré au Luxembourg pour travailler dans le secteur industriel dans les années 50. Mais le train a toujours fait partie de l’imaginaire familial et il meuble les souvenirs d’enfance.

Le petit Giovanni aimait particulièrement les longs trajets nocturnes vers l’Italie pour les vacances du carnaval. Bien installés dans les petites couchettes, les enfants se laissaient bercer par le ronron régulier du wagon glissant sur les rails.

L’époque du train de nuit est révolue au Luxembourg, mais, aujourd’hui, Nicola transporte quand même souvent de grandes familles les bras chargés d’immenses valises. Du haut de son poste de conducteur, il sourit quand il les voit s’entasser sur le quai, et plonge pendant un court instant dans un monde de souvenirs.

« Je me sens chanceux de travailler pour les CFL et d’être dans cet univers au quotidien, dit-il. D’autant que j’ai connu autre chose. Après le lycée, j’avais plutôt entamé un parcours en administration et j’ai travaillé brièvement dans un bureau. J’ai vite compris que ça n’allait pas me convenir. J’ai besoin d’être davantage dans l’action. »

« Et moi, je me félicite d’avoir ouvert mon ordinateur le jour où j’ai vu une annonce de recrutement pour les chemins de fer il y a dix ans », ajoute son grand frère. « Je me suis dit, pourquoi pas moi ? Des amis avaient essayé de me décourager en me disant que la procédure d’embauche était compliquée. C’est vrai que c’est une suite d’étapes, mais ce n’était rien d’inaccessible. »

« Ce que j’ai vraiment aimé à mes débuts, dit Vanni, c’est la qualité de la formation. Je me suis senti vraiment bien accompagné. Notamment dans l’apprentissage des normes de sécurité : c’est tout un univers. »

L’avenir est sauf

Le ragoût est presque terminé. Il y a longtemps que tous les panzerotti ont été engloutis. Du coin de l’œil, Teresa jette un regard sur sa fille, qui s’amuse plus loin avec ses cousins. Sera-t-elle aussi, un jour, une fière employée des CFL ? « Si elle en a envie, je ne l’en dissuaderai certainement pas, dit la jeune maman. Au-delà du plaisir qu’on a dans nos métiers respectifs aux CFL, il y a la joie de travailler pour une grande structure soucieuse de notre évolution. Il y a toujours moyen, aux CFL, de changer de poste, d’ouvrir de nouvelles portes, de faire de nouvelles formations, de saisir des opportunités. C’est précieux. »

Ceux qui, comme elle, adorent le contact avec les gens, trouveront de nombreuses opportunités de service à la clientèle. Ceux qui, comme Giovanni et Vanni, préfèrent travailler en coulisses, ont accès à une panoplie de métiers. Il y a de la place pour tous les profils. Comme dans une grande famille aimante.

Pour tenter votre chance de faire aussi partie de la grande famille CFL, consultez les offres d’emploi disponibles dès maintenant.

Envie de savoir ce qui vous attend durant le processus de candidature au CFL ? Alors rendez-vous sur notre article Spotlight on : Le recrutement aux CFL.

René est responsable de l’équipe « électrique et climatisation ». Après un stage de mécanicien auprès des CFL, il se sentait prêt pour un nouveau challenge qu’il a trouvé dans son emploi actuel : gérer la flotte de bus hybrides et électriques. Aujourd’hui, ces bus – au nombre de 7 – sont encore très largement minoritaires. Néanmoins, le but est de déployer une flotte 100 % électrique d’ici 2030, ce qui induit une transformation importante des métiers et des infrastructures. Partons à la rencontre de René et découvrons-en plus sur cette transition énergétique axée sur la mobilité durable.

Bonjour René, en quoi consiste ton métier ?

Je suis responsable d’une équipe de six électriciens dont je gère le planning et l’activité. Nous intervenons sur tous les bus, qu’ils soient thermiques ou électriques, même si les interventions ne sont pas forcément de même nature en fonction de l’énergie qu’ils utilisent. En tant que chef d’équipe, je suis chargé d’évaluer la gravité de chaque problème qui nous est signalé, pour ensuite dispatcher les missions de réparation aux électriciens de mon équipe. Ces interventions sont assez variées : cela va d’une ampoule défectueuse à un remplacement de freins usés, en passant par une batterie rencontrant un problème technique. À côté de ces réparations, nous effectuons aussi beaucoup d’entretiens préventifs. Avant le printemps par exemple, la climatisation de chaque autobus est contrôlée, et vers la fin de l’été, nous préparons les chauffages afin qu’ils soient opérationnels pour la période hivernale.

Aujourd’hui, la flotte des CFL accueille un peu moins de 10 % de bus hybrides et électriques. Comment les CFL comptent-ils accroître ce taux ?

Le Ministère de la Mobilité et des Travaux publics s’est fixé un objectif ambitieux : il souhaite que tous les transports publics présents sur le territoire, affichent un taux de 0 % d’émissions d’ici 2030. Pour les CFL cela implique concrètement que tous nos autobus fonctionnant aux combustibles fossiles soient remplacés par des véhicules avec des technologies alternatives comme l’électrique par exemple. Cela représente un grand défi pour nous : ces innovations exigent de nouvelles infrastructures et des travailleurs hautement spécialisés dans l’intervention sur ce type de véhicules. Cette transition se met en place à toute vitesse. Cependant, il reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir déclarer que les véhicules électriques n’ont que des avantages par rapport à leurs homologues diesel.

« En théorie les bus électriques nécessitent moins d’entretien que les bus diesel. Néanmoins, comme il s’agit d’une toute nouvelle technologie, c’est un travail encore assez énergivore pour appréhender toutes les subtilités dues aux innovations. »

Quels sont les points positifs des bus électriques ?

L’avantage majeur de ces véhicules électriques est évidemment qu’ils ne dégagent aucune émission nocive. Si on y ajoute le fait qu’on ne les entend presque pas, c’est très agréable. Surtout dans une ville qui peut être bruyante. Un autre point positif que nous voyons dans cette mutation, c’est que la maintenance sera complètement gérée par les CFL. Actuellement, ce sont majoritairement les constructeurs de bus qui s’en occupent. Le grand objectif de ces prochaines années est de devenir totalement indépendants sur ce sujet, et ça passe par un ensemble de formations destinées au personnel, qui auront lieu prochainement.

Pourquoi ces formations sont-elles essentielles et qui doit les suivre ?

Ces formations visent l’acquisition de toutes les connaissances et des gestes importants pour le travail en haute tension. De plus, nous nous familiarisons avec l’outillage spécifique utilisé pour ces véhicules et nous étudions les procédures à respecter afin de pouvoir travailler en toute sécurité. Toute personne intervenant sur les bus hybrides et électriques doit impérativement suivre ces formations continues. Elles concernent les carrossiers, les mécaniciens, les électriciens et les chauffeurs de bus. La durée d’une formation varie selon les métiers : certaines durent deux à trois jours, d’autres plusieurs semaines. À la fin de chaque session, les participants reçoivent un certificat attestant qu’ils sont aptes à travailler sur des véhicules haute tension.

« Après plusieurs mois d’intervention sur les bus électriques, nous avons répertorié leurs problèmes courants et nous connaissons exactement les procédures à suivre pour les réparer. Notre expérience est notre atout majeur. »

À côté des formations, quels autres défis se présentent au Groupe CFL et ses différents emplois dans le cadre de cette transition vers un avenir « zéro émission » ?

Globalement, la gestion de la flotte des bus hybrides et électriques est totalement différente de celle des bus diesel. La majeure partie de notre travail est réalisée sur ordinateur, ce qui est un grand changement pour nous. Nous devons diagnostiquer les problèmes des bus, ce qui est complexe mais indispensable, mais une fois ces diagnostics posés, nous identifions immédiatement les pannes à résoudre. Toutes ces interventions, je dois les planifier de manière à ce que mon équipe soit dans les meilleures dispositions possibles pour les effectuer en toute sécurité. C’est important que tout le monde travaille consciencieusement et en étant totalement concentré afin d’éviter des accidents graves. Sur des véhicules sous haute tension, on n’a pas le droit à l’erreur.

« Le plus essentiel à mes yeux, c’est la sécurité de nos travailleurs et celle des usagers de nos transports publics. »

Qu’est-ce que la transition énergétique change au niveau des installations d’entretien et de l’outillage spécifique de travail ?

Vu que nous travaillons sur des véhicules haute tension, le matériel a bien sûr été adapté. Ainsi, nous n’utilisons plus les tournevis classiques, mais ceux appropriés à chaque tâche. Après, les changements des batteries sont aussi de plus grande envergure. Vu que les batteries des autobus se trouvent sur leur toit, nous avons besoin de grues afin d’y accéder. Nous avons donc dû adapter nos ateliers puisqu’ils n’étaient pas assez grands. Enfin, afin de pouvoir charger les batteries des véhicules, nous avons reçu des bornes de recharge auxquelles il a aussi fallu faire de la place.

D’où vient toute l’électricité nécessaire aux autobus hybrides et électriques ?

Depuis quelques années, nous sommes en discussion avec CREOS afin d’étudier les options ouvertes sur le site de la gare de Luxembourg. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait doubler les infrastructures et augmenter la capacité énergétique de l’atelier. C’est assez important, d’autant plus que le parc de véhicules ne va cesser de s’agrandir et qu’il faudra l’alimenter.

Comme René en témoigne, la transition vers une mobilité plus douce et respectueuse de l’environnement représente de nombreux défis et nécessite une évolution des pratiques et des infrastructures. Pour des métiers et des rôles toujours plus passionnants.

Vous aussi, comme René, rejoignez une entreprise durable et responsable : les CFL recrutent.

Le développement durable, c’est l’affaire de tous aux CFL : découvrez dans notre rubrique GREEN d’autres exemples de notre engagement au quotidien.

Un esprit sain dans un corps sain. Pour Sophie, la maxime s’applique autant à sa vie personnelle qu’à sa vision du travail et de l’entreprise, axée sur l’efficacité des systèmes et le bien-être des clients. Responsable du service qualité aux CFL le jour, elle se défoule sur le parquet de la salle de danse le soir. Dans les deux cas, elle conjugue précision et émotion, exactitude et flexibilité.

Il est 19h. Une lumière vive éclaire la salle de danse et fait scintiller les immenses miroirs. Sophie lance la musique et commence à répéter les mouvements imaginés à la séance d’avant-hier. Avec Christelle et Pascale, ses complices de toujours, elle crée ces jours-ci une nouvelle chorégraphie qu’il faudra ensuite apprendre aux autres filles de la troupe. Sa gestuelle s’emballe, se précise, puis se déploie de manière de plus en plus fluide. Il se produit la chose indicible et magique qu’elle attend chaque fois : une sorte de transcendance impossible à décrire, un moment de perfection et d’émancipation inénarrable.

Demain, elle arrivera au travail rechargée et motivée. « Le lien entre ma pratique de la danse comme loisir et ma disposition pour les défis au travail est indéniable, analyse-t-elle. Pour moi, ces deux aspects de ma vie fonctionnent ensemble de manière indissociable. »

En quête de l’excellence

La journée s’annonce chargée. Avec son équipe du service qualité aux CFL, et grâce aux apports des acteurs métiers, Sophie cherche des solutions aux problèmes de ponctualité des trains ou des manières d’améliorer la qualité du système d’informations voyageurs. C’est essentiel, particulièrement en situation perturbée ou lors de chantiers, dans une période effervescente de construction de nouvelles infrastructures. Elle a aussi le mandat de rencontrer les attentes des clients par rapport aux gares, ou, en d’autres mots, de définir avec eux les contours de la gare de demain.

Avec un pas de recul, un œil sur les interactions de toutes les dimensions de l’entreprise, et finalement une capacité à penser globalement, elle navigue à la fois entre des questions organisationnelles, financières, technologiques et même psychologiques, reliées à la gestion du changement.

« C’est un travail qui demande de grandes compétences analytiques et qui correspond à mon expérience précédente en gestion et en finances, mais c’est aussi très créatif. Mon appétence pour les arts m’aide à voir les choses différemment et à cultiver l’ouverture d’esprit, pour trouver des manières originales pour les CFL d’offrir un service de qualité supérieure. »

L’art de se diversifier

Jeune, Sophie ne s’imaginait pas vraiment travailler dans l’univers des chemins de fer. Celle qui a grandi dans l’Ardenne belge, entourée d’une nature luxuriante, faisait de la gymnastique sous l’œil attentif et bienveillant de ses parents, tous deux professeurs d’éducation physique. Plus tard, sous l’influence d’un ami de la famille qui lui a transmis sa passion pour le management et la finance, elle s’est orientée vers un début de carrière au sein des « Big Four » dans le monde du conseil.

Direction Bruxelles à la fin des années 90, où elle intègre une grande école de commerce et de management. Mais, déjà, Sophie fait les choses à sa manière et consacre ses recherches à des notions d’économie sociale, un champ alors encore impopulaire dans son école et relativement peu étudié à cette époque en Belgique. Lauréate du prix Vanthournout pour son mémoire sur les sociétés à finalités sociales, elle en tirera un livre publié en 2003.

C’est lorsqu’elle travaille pour un géant mondial de l’audit et de la consultance que les CFL croisent la route de Sophie pour la première fois : elle y réalise une mission passionnante. Coup de cœur pour ce service public où elle a l’impression de se rendre « vraiment utile au bon fonctionnement de la société ». Elle intègre rapidement l’équipe Finances de l’entreprise.

« Le train est au cœur de nos vies, alors j’ai tout de suite eu le sentiment de faire un travail qui a du sens. C’est gratifiant d’appartenir à un service public essentiel comme celui-là. J’ai l’impression de faire une carrière utile et de contribuer au bien-être des gens. »

Au fil des ans, elle est passée des finances à l’opérationnel, un revirement pas si commun, mais à l’image des possibilités aux CFL, où Sophie a toujours été ravie d’exercer un travail très « transversal ». Depuis ses débuts, elle évolue au carrefour de plusieurs services. Un jour immergée dans les finances, le lendemain amené à collaborer avec le service informatique, puis avec l’entreprise ferroviaire ou le gestionnaire d’infrastructure. Et ainsi de suite. Elle a notamment contribué de près à l’élaboration du business model du service CFL Cargo en 2006 – « c’était une période très effervescente », dit-elle.

« Il y a encore là des liens à faire entre ma carrière et ma pratique de la danse, analyse-t-elle. Les CFL me permettent de me renouveler souvent, de toucher à beaucoup de nouvelles choses. En parallèle, je fais la même chose sur le plancher de danse. Du jazz au contemporain, en passant par le rock’n’roll, le hip hop et le ballet, j’ai tout essayé ! »

De l’efficacité, mais aussi de l’émotion

L’objectif de Sophie est qu’un jour, tous les usagers des CFL puissent dire que leur trajet en train constitue pour eux un beau moment. « Si on arrive à rendre le service tellement bien huilé que le passager ne se rende plus compte des petits pépins du quotidien et qu’il puisse se détendre entièrement à bord, je pourrai dire mission accomplie. »

Générer de l’émotion et de la beauté : voilà ce à quoi elle aspire. Certes, le travail de son équipe est très mathématique et se compose d’analyses des données de retards des trains ou de compilations des résultats d’enquêtes-client. Mais elle ne voit que l’objectif final : que le train devienne source de bien-être et, pourquoi pas, vecteur d’un peu de poésie dans nos vies.

« Quand j’essaie de me connecter à cette dimension plus émotive de mon travail, je pense souvent à mon père que j’ai vu ému aux larmes un soir de spectacle de danse, alors que ce n’est pas du tout son univers. Quand les choses sont bien faites, elles émeuvent. Je ne dis pas que chaque trajet de train doit émouvoir ; ce serait franchement exagéré. Mais, au quotidien, j’aspire à cette beauté du travail bien fait. »

Vous êtes comme Sophie, une personne aimant faire rimer créativité avec efficacité ? Les CFL ont besoin de gens comme vous. Consultez nos offres d’emploi.

Rendez-vous aussi dans notre rubrique PEOPLE pour découvrir d’autres histoires intéressantes sur nos ambassadeurs

S’il est un très bon élève en matière de transport durable et responsable, le train peut parfois générer un dérangement, qui impacte son environnement direct et nécessite des mesures : le bruit. Une donnée que nous prenons très au sérieux aux CFL, et qui n’est pas une fatalité. Au sein de la division “Planification Technologie”, nos collaborateurs s’emploient justement à le réduire. La mission de la division “Planification Technologie” est de développer, planifier et lancer les nouveaux projets sur le réseau. L’équipe est composée d’une dizaine de collaborateurs, qui interviennent sur une grande pluralité d’opérations.

L’un des domaines de compétence de la division est précisément l’acoustique : une tâche technique et rigoureuse, importante car elle impacte la qualité de vie de tous ceux et toutes celles qui vivent aux abords du réseau.

L’acoustique était une problématique peu ou mal connue jusqu’au début des années 2000, époque où la règlementation est venue changer la donne en poussant les opérateurs à intégrer ces réflexions dans leurs développements. Il y eut tout d’abord la loi du 10 juin 1999 relative aux établissements classés, qui impose des études de bruits pour protéger les habitants. Puis la directive européenne 2002/49/CE relative à l’évaluation et à la gestion du bruit dans l’environnement, qui exige une cartographie acoustique pour chaque moyen de transport, ainsi qu’un plan d’actions afférent.

Aux CFL, comme partout, le déploiement a été progressif. Le premier projet concerné par cette volonté de réduction des nuisances sonores a été la ligne 7, Luxembourg – Pétange, premier grand projet de mise à double voie d’une ligne complète. Le travail de la division Planification Technologie s’est ensuite étendu à toutes les lignes du réseau à partir des années 2010.

En matière de nuisances sonores, les deux indicateurs principaux sont les niveaux Ljour et Lnuit qui sont les deux niveaux sonores équivalents pour les périodes respectives jour et nuit. L’indicateur Lnuit est le plus contraignant car c’est celui qui va dimensionner les installations : le Lnuit doit être maîtrisé pour éviter aux habitants d’être réveillés et dérangés par le passage de nos trains.

Avoir une flotte moderne nous permet d’être l’opérateur qui émet le niveau moyen de bruit le plus bas d’Europe

Avoir une flotte moderne nous permet d’être l’opérateur qui émet le niveau moyen de bruit le plus bas d’Europe, mais ce n’est qu’une partie de la réponse à notre besoin de limitation du bruit : il faut également prendre des mesures au niveau de l’infrastructure. Notre meilleur allié en la matière est le mur antibruit. Le principe : ériger, le long des voies, des surfaces verticales qui absorbent ou réfléchissent le bruit. Les matériaux actuels permettent ainsi de passer, à environ 10 mètres de la source du bruit, d’un niveau sonore de 75 dB(A) (décibels pour l’oreille humaine) à 65 dB(A) derrière le mur.

L’idée est de miser sur des matières poreuses : roche de lave, laine minérale, matière synthétique comme le caoutchouc fretté, ou encore le béton-bois (des copeaux de bois coulés dans le béton). Cette solution est beaucoup mise en oeuvre car elle est très efficace.

Si les murs antibruit sont efficaces, ils ne représentent pas pour autant une réponse universelle à notre besoin de réduction des nuisances sonores, et ce pour plusieurs raisons. La plus évidente en est le coût : ils représentent un investissement de l’ordre de 500 à 1 000 euros le m2 pour leur construction, auxquels viennent encore s’ajouter des frais d’entretien.

Ensuite, il y a le confort des voyageurs : cloisonner tous les rails provoquerait un effet tunnel, et nous souhaitons laisser aux passagers une vue sur le territoire qu’ils parcourent. Enfin, viennent les contraintes d’urbanisme : les murs sont des ruptures dans le paysage, mieux vaut ne pas en abuser.

Cependant, pour éviter cette impression de cloisonnement, nos équipes ont mis au point une solution révolutionnaire : un mur antibruit transparent. C’est Thierry, ingénieur et chef de la cellule coordination qui nous explique l’enjeu : “Le but de ce mur était d’intégrer une partie vitrée, pour rompre avec l’opacité habituelle, gagner en confort visuel mais aussi en sécurité : mieux on voit, mieux on anticipe l’arrivée d’un train et nos clients se sentent plus en sécurité s’ils sont vus. Nous avons donc conçu ce “mur Z”, qui joue sur le double principe de réflexion / absorption du bruit via un agencement spécifique de matériaux. Concrètement, la partie vitrée réfléchit et détourne le bruit vers une autre matière, de la mousse polymérisée et emprisonnée dans une cassette métallique, chargée, elle, de l’absorber.“

“Le but de ce mur était d’intégrer une partie vitrée, pour rompre avec l’opacité habituelle, gagner en confort visuel mais aussi en sécurité“

En collaboration avec la division Planification Technologie, un gros travail de recherche et développement a été mené : “Il s’est écoulé plus d’un an entre les premiers traits de crayon, en 2012, et la naissance du prototype, en 2013. Nous avons dû unir nos talents pour y parvenir. Une fois le “mur Z” conçu, nous l’avons déployé dans trois localités du pays : Noertzange, Oberkorn et Schifflange. Plusieurs nouveaux sites sont désormais à l’étude.” Ce procédé unique a également fait l’objet du premier dépôt de brevet des CFL : son exploitation est ainsi sécurisée.

Le déploiement de ces murs sur le réseau est également le fruit d’une grande collaboration sur le terrain : cela mobilise du monde et de très nombreux savoir-faire. Toutes les infrastructures autour doivent être mises en conformité, pour se prémunir de futurs blocages au niveau du développement du réseau. Pour la gare de Schifflange, le mur antibruit a été intégré dans un grand projet de mise en conformité et de suppression de passages à niveau, comprenant la création d’une passerelle, d’un pont, la réfection des caténaires, la reconstruction des quais, etc… Soit près de 3 ans de chantier, dont quelque 15 millions d’euros de budget pour la seule partie acoustique.

En termes de moyens humains, cela représente des corps de métiers très divers : serruriers, chefs de projets, métreurs, chargés d’étude, et, au plus fort du projet, jusqu’à 30 ouvriers.

Si vous souhaitez vous aussi participer à améliorer le cadre de vie de nos concitoyens en mettant votre talent au service d’un employeur responsable, sachez que les compétences recherchées sont vastes aux CFL, et la polyvalence de nos collaborateurs s’impose d’elle-même dans nos projets d’infrastructure : traitements phytosanitaires en bord de voies, dépollution des sols, énergies vertes… préserver l’environnement chez nous est multithématique.

Nous vous avons convaincu ? Venez, nous recrutons !

Rendez-vous aussi dans notre rubrique GREEN pour découvrir d’autres articles intéressants sur le développement durable chez les CFL.

Le funiculaire transporte jusqu’à 7200 personnes par heure depuis le 10 décembre 2017 entre le Kirchberg et la gare de Pfaffenthal-Kirchberg. En un peu plus d’une minute, les passagers se retrouvent 200 mètres plus haut, grâce à Jeff et son équipe.

Déjà toute une carrière aux CFL

Jeff, tu es machiniste sur le site du funiculaire à Luxembourg-Ville, peux-tu nous en dire plus sur toi et ton parcours avant d’en arriver là ?

J’ai 25 ans, et je fais partie de la grande famille des CFL depuis 2010. J’ai commencé mon parcours aux CFL par un apprentissage en mécatronique de trois ans en parallèle de mon parcours de lycéen. Après cette entrée en matière, j’ai eu la chance d’intégrer l’équipe de l’atelier de Luxembourg-Ville. On peut dire que ma vie professionnelle a réellement commencé aux CFL, et que je ne les ai plus quittés depuis !

J’ai vraiment été attiré par la formation de mécatronicien proposée ici car cela m’ouvrait déjà à l’époque de nombreuses portes pour l’avenir. En ce qui me concerne, je n’aurais pas pu trouver mieux car cette solution combinait tous les domaines qui m’intéressaient. Comme la mécanique, l’électronique, ou encore l’informatique.

Comment s’est passée ton arrivée au funiculaire ?

Lors du lancement du projet du funiculaire, j’ai eu la chance d’être retenu parmi toutes les candidatures reçues en interne. J’ai pu rejoindre la toute nouvelle équipe, la toute première du projet malgré mon jeune âge, grâce à ma formation très diversifiée. Comme il s’agissait d’une mission qui n’existait pas encore au Luxembourg, nous devions tous être préparés avant de commencer. Les CFL m’ont fait confiance en me donnant ma chance et je ne regrette pas d’avoir accepté ce beau défi !

Le funiculaire fait désormais partie du paysage luxembourgeois !

Comment ton entourage a-t-il réagi à cette nouvelle ?

C’est drôle car au début de l’aventure, lorsque l’on m’interrogeait sur mon travail aux CFL, les gens ne savaient pas trop de quoi il s’agissait. Désormais, le funiculaire fait partie intégrante du paysage luxembourgeois et des services proposés par les CFL !

J’ai réellement l’impression de faire partie d’une solution pratique et durable pour se déplacer au Luxembourg. Le funiculaire est un excellent moyen de relier le train au tram et donc de gagner du temps. Grâce au funiculaire, la mobilité a bénéficié d’une nette amélioration et c’est une joie de pouvoir faire partie du concept.

As-tu participé au lancement du funiculaire ?

Oui ! Et quelle chance j’ai eue d’être présent dès le début des travaux ! Je me souviendrai toujours du moment où l’énorme bogie et le châssis de la cabine sont arrivés et ont été déposés sur les rails à l’aide d’une impressionnante grue. C’était bien avant l’inauguration, à laquelle j’ai d’ailleurs été très fier de participer. Toutes ces étapes m’ont vraiment marqué… Et cela va continuer puisque dans 3 ans, le premier bogie sera remplacé par un autre, afin qu’il soit envoyé à l’entretien.

Notre mission : faire bouger les gens !

Tu travailles ici depuis 3 ans. Comment se déroule ton quotidien ?

Notre travail quotidien est réparti entre plusieurs équipes dont le planning est établi à l’avance. Nous sommes présents ici en permanence, y compris pendant la nuit quand le funiculaire ne fonctionne pas. Nous nous appuyons sur un logiciel performant capable de faire circuler les cabines de manière automatique. Chacun d’entre nous a suffisamment d’expérience pour connaître ses responsabilités et ce qui doit être fait de manière quotidienne. Nous travaillons en binôme, avec une certaine autonomie. Du moment que le travail est fait, tout va bien !

Es-tu au contact des passagers ?

Indirectement oui, et le fait de travailler au contact du public rend mon quotidien très varié. On ne sait jamais ce qu’il va se passer quand on arrive au boulot, et ça rend la tâche d’autant plus intéressante ! Notre principale mission est de permettre aux passagers d’effectuer leur trajet dans les meilleures conditions. Nous savons qu’ils nous font confiance et c’est notre fierté de pouvoir les accompagner.

63 secondes de trajet bien remplies pour les équipes

Concrètement, quelles sont tes responsabilités ?

En cas de problème, je dois immédiatement intervenir afin de rétablir la circulation des cabines. En tant que machiniste, je suis en mesure de réparer, débloquer une installation coincée ou de gérer toute autre panne susceptible de se produire : une porte qui refuse de s’ouvrir, un capteur qui ne répond plus… Comme toute la structure est pilotée par ordinateur, il est primordial de maîtriser l’outil informatique et ce, afin de pouvoir reprendre la main à tout moment lorsque la situation l’impose.

En plus des travaux de maintenance des machines, des moteurs, des cabines ou de l’infrastructure, nous sommes également responsables de la sécurité des voyageurs et nous sommes en mesure d’intervenir si une personne devait perturber l’ordre public. C’est un métier qui est finalement beaucoup plus varié que ce que son nom peut laisser entendre.

Quelles seraient les qualités nécessaires pour rejoindre ton équipe ?

Il faut évidemment certaines connaissances techniques de base pour faire ce job mais également être passionné par tout ce qui touche de près ou de loin au fonctionnement du funiculaire.

« Ma plus grande fierté ? Faire partie de ce projet unique au Luxembourg ! »

Comment te sens-tu après toutes ces années aux CFL ?

Honnêtement, je n’ai qu’une envie, c’est de rester ici car mon job me plaît vraiment. On peut dire que je suis très épanoui dans ce que je fais, c’est un travail très complet, pas du tout monotone et très enrichissant.

L’ambiance au boulot et l’entente avec mes collègues contribuent également à ce bien-être, en plus de la mission qui me motive jour après jour. Pour être tout à fait sincère, ma plus grande fierté a été de pouvoir faire partie intégrante de ce projet unique au Luxembourg et d’apporter ma pierre à l’édifice.

Comme Jeff, prenez les commandes de votre future carrière aux CFL.