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Sam et Claude sont tous deux ingénieurs au sein du département Ingénierie et Infrastructure des CFL. Si le principe de complémentarité qui conditionne leur collaboration favorise l’action au sein de l’entreprise, les deux collègues n’en conservent pas moins leur singularité. Plongeons dans leur quotidien le temps d’une interview croisée.

Sam, Claude, comment avez-vous accédé à ces deux postes à responsabilités ?

Sam : L’électronique et les sciences de la télécommunication m’ont toujours attiré dès mon plus jeune âge. Après un BTS Technique, j’ai poursuivi mes études afin d’obtenir mon diplôme d’ingénieur en télécommunications à l’Université de Nancy. J’ai répondu à une annonce des CFL qui correspondait exactement à ce que je recherchais. Et voilà, cela fait maintenant 3 ans que je suis ici… et je ne le regrette pas une seule seconde !

Claude : Pour ma part, je viens de l’industrie automobile, où j’ai travaillé près de vingt ans en tant qu’ingénieur électronique. Je cherchais un nouveau défi et un poste alors vacant auprès des CFL répondait précisément à mes attentes. J’ai eu la chance d’être recruté et de pouvoir intégrer cette équipe. C’est un environnement de travail très riche où règne une incroyable entente entre collègues, ce qui a pour effet de favoriser les échanges et d’établir une dynamique de travail très constructive. Nous sommes tous des passionnés !

Justement, expliquez-nous en quoi consiste votre travail ?

Sam : Je suis notamment responsable de la planification des annonces en gares, et plus spécifiquement de la diffusion acoustique. Cela consiste à diffuser les informations aux passagers sur les quais, via des écrans à affichage électronique mais également à travers la diffusion de messages audio. Qu’il s’agisse des annonces liées au trafic, de l’arrivée en gare des trains, des correspondances ou des perturbations sur le réseau, les avis sont diffusés quasi en temps réel. Et c’est mon job de m’assurer que les usagers disposent d’une information de qualité qui facilite leur déplacement et contribue à leur satisfaction.

Claude : Mon travail est lié à celui de Sam mais se situe bien en amont puisque je suis en charge  de la planification des circuits de transmission des informations, notamment à travers l’installation d’un réseau de fibre optique. Pour ce faire, nous profitons du réseau ferré qui nous permet de conduire notre câblage terrestre le long des voies et relie ainsi toute notre infrastructure, nos bâtiments, les gares… à notre propre réseau numérique. Mon service est en charge de la planification et du développement des liaisons de transmission entre les systèmes de télécommunications, mais également du réseau GSM-R (réseau spécifique au ferroviaire en Europe) interne et propre aux CFL. J’éprouve une grande satisfaction quant au fait de contribuer à maintenir un service de qualité au bénéfice de la communauté. Je reste convaincu que les transports publics et le fret via la voie ferroviaire sont indissociables du bon fonctionnement de la société et de la préservation de notre environnement.

Nous sommes tous des passionnés, ce qui rend le travail très facile.

En effet vos métiers sont différents, mais complémentaires. Comment décririez-vous l’entente au sein de votre département ?

Sam : Chacun peut s’accomplir dans son domaine de prédilection. L’échange est particulièrement cordial. Nous sommes tous des passionnés, ce qui rend le travail très facile.

Claude : Je ne peux que rejoindre les propos de Sam. Me concernant, cela fait à peine un an que je suis en poste et pourtant j’ai rapidement trouvé ma place au sein du département. Le travail est intéressant et l’entente est on ne peut plus constructive.

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?

Claude : Mes priorités actuelles se concentrent sur l’optimisation du réseau de fibre optique et notamment la connexion des Datacenter avec les gares, comme Ettelbrück et Rodange entre autres. Mais les télécommunications sont un secteur en développement permanent et des ajustements et autres améliorations sont constamment au programme. On n’imagine pas à quel point l’information est primordiale au sein d’une entreprise comme la nôtre. Il en va de la sécurité de tous.

Je voulais donner une nouvelle impulsion à ma carrière et donner un sens nouveau à mon travail au quotidien.

Sam : Le renouvellement des gares de Rodange et d’Ettelbruck représente des chantiers d’envergure. Comme je l’ai indiqué précédemment, je suis également en charge des annonces à l’intention des voyageurs. Un environnement acoustique diffère fortement d’un endroit à l’autre. Il y a donc tout un travail d’adaptation des sytèmes de hauts-parleurs en fonction de l’environnement dans lequel ils sont implantés. Des mesures et des tests préalables sont indispensables afin de garantir une qualité d’écoute qui permette d’assurer que les usagers comprennent bien les messages diffusés.

Ces annonces sont-elles diffusées en temps réel ? Comment cela fonctionne-t-il ?

Sam : Oui, c’est quasiment en temps réel. Nous disposons d’un système qui convertit le texte manuscrit en paroles de manière automatisée, et ce en 4 langues. Ce système a spécialement été adapté à notre pays afin de permettre la diffusion d’annonces en langue luxembourgeoise.

Pourquoi avoir choisi les CFL ?

Sam : Le poste décrit dans l’annonce de recrutement correspondait parfaitement à mon profil et à mes attentes. Sincèrement, je ne peux pas imaginer mieux en terme d’épanouissement professionnel. Le cadre social est très favorable et le travail intéressant. Que demander de plus ?

Claude : Je voulais donner une nouvelle impulsion à ma carrière et donner un sens nouveau à mon travail au quotidien… L’idée de travailler dans le domaine ferroviaire et au service du public m’a plu. Les CFL regroupent une multitude de métiers très variés. C’est un monde un peu à part au sein duquel chacun peut trouver sa place.

Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui souhaite rejoindre les CFL ?

Sam : De croire en ce qu’il fait et de faire ce qui lui plaît vraiment ! Après ses études, il ou elle aura la chance de pouvoir exercer un métier qui lui correspond. Je n’imagine pas passer une grande partie de ma vie à effectuer des tâches qui ne me conviennent pas. Et même si c’est parfois difficile, ne pas baisser les bras et persévérer.

Claude : Sam a parfaitement résumé ma pensée. Et si je devais ne regretter qu’une chose, ce serait de ne pas m’être tourné plus tôt vers les CFL.

Si comme Sam et Claude vous souhaitez vous épanouir au sein d’une équipe où se conjuguent collaboration et mixité, rejoignez les CFL

Quand Nico arpente la foule des cavalcades luxembourgeoises avec son curieux vélo orné de bottes en caoutchouc multicolores, son apparition suscite toujours autant d’enthousiasme, même après presque 40 ans. C’est en 1984 que Nico, originaire de Kehlen, a pédalé pour la première fois avec son club de cycles comiques, suivant ainsi les traces de son oncle, qui a joué un rôle important dans sa vie. Nez de clown, vêtements à pois, constructions fantasques – Nico a découvert tout cela dans la maison familiale où il a grandi. Aux CFL aussi, Nico compte de nombreuses années d’expérience et a revêtu plusieurs casquettes professionnelles, car une personne aux facettes aussi variées dans la vie privée ne reste que rarement immobile au travail.

« J’ai toujours eu un faible pour les vélos et j’aimais beaucoup bricoler avec mon oncle et travailler sur de nouvelles créations. Notre club de cycles comiques, basé à Olm, est une association exceptionnelle et unique au Luxembourg », souligne Nico. Depuis l’âge de 13 ans, Nico pédale chaque année lors des cavalcades organisées dans le pays dans le but de faire naître un sourire sur le visage des spectateurs. Ce bricoleur amateur adore les réactions que ses engins sur roues suscitent chez les petits et les grands, même s’il a maintenant décidé de changer de vitesse pour passer à une cadence moins soutenue après de longues années d’activité au sein du club. Âgé aujourd’hui âgé de 53 ans, il affiche une passion pour le bricolage, cultivée dès sa jeunesse.

Nico a aussi découvert l’univers des clowns dans le cadre familial, grâce à sa cousine qui se produisait en tant que clown lors de nombreux événements. « Elle s’occupait souvent de l’animation pendant des bals costumés et je l’aidais de temps en temps. Petit à petit, on a commencé à me solliciter aussi, non pas pour des spectacles, mais pour proposer des jeux pour enfants », explique Nico. Les vélos de carnaval étaient cependant sa priorité de l’époque. Ils lui ont permis non seulement de développer une certaine imagination, mais aussi d’acquérir un don pour la résolution des problèmes et le travail artisanal.

Toujours une solution à portée de main

Cette créativité et cette faculté à s’adapter ont également profité aux CFL. Au début de sa carrière, lorsque des problèmes survenaient au poste d’aiguillage, Nico mettait la main à la pâte. « Aujourd’hui, bien sûr, tout est différent, c’est beaucoup plus moderne. Mais à l’époque où j’ai commencé, on faisait des tests et on continuait à tout essayer jusqu’à ce que le problème soit réglé ». Le fait que Nico se soit retrouvé aux chemins de fer après deux ans d’études à l’École technique au Luxembourg relève plus du hasard que d’un plan tout tracé. Les CFL embauchaient au moment où il cherchait un emploi. « En 1988, j’ai commencé comme chef de circulation à Dommeldange, ensuite j’ai travaillé dans la surveillance à Luxembourg, en tant que chef de circulation à Hollerich et à partir de 1993 au « nouveau » Poste Directeur Luxembourg, tout cela de 88 à 98 environ », se souvient-il.

Après quelques années de service, Nico a passé les examens internes et il a commencé à travailler au « Mouvement Gare Lëtzebuerg », où il est resté jusqu’en 2002. Il a ensuite fait partie de la cellule qualité, au service Qualité Sécurité Environnement jusqu’en 2005, poursuivant ainsi sa carrière dans le domaine plus administratif des CFL. « Depuis, je ne travaille plus sur le terrain, mais au bureau. Jusqu’en 2002, j’étais tout le temps à l’extérieur, mais en intégrant le service QSE, je cherchais quelque chose de nouveau », explique Nico. Aujourd’hui, il gère des consignes pour l’exploitation infrastructure afin de garantir la sécurité des équipes qui travaillent sur le terrain.

« En intégrant le service QSE, je cherchais quelque chose de nouveau. »

Alors que le travail de Nico au poste d’aiguillage et au bureau révèle toute la rigueur et le sérieux qui vont de pair avec son rôle clé dans la sécurité du trafic, ses activités privées sont agrémentées de plaisir et d’un brin de folie. L’amour du bricolage et de l’art n’a fait que croître avec le temps, au fur et à mesure que Nico trouvait alors un juste équilibre entre une passion créative et un travail très sérieux.

L’amour des objets que les autres jettent

Nico a déjà quelques expositions à son actif avec ses sculptures, et il souhaite continuer à se développer dans cette direction à l’avenir. Il se concentre sur certains types de matériaux, de l’acier recyclé aux vieilles bouteilles de gaz en passant par des aspirateurs vintage qu’il transforme en lampes décoratives.

« Je travaille en partie avec des objets trouvés, mais j’achète aussi des choses sur internet, car on ne trouve pas les modèles d’aspirateurs que je recherche au marché aux puces. » Grâce à son expérience avec les vélos, il est habitué à détourner toutes sortes d’objets du quotidien. Certaines choses que d’autres jettent à la poubelle l’interpellent et l’inspirent, c’est pourquoi il aime ramener chez lui ce qu’il trouve et attendre qu’un projet adéquat se présente. L’ancienne maison de son père lui sert d’espace d’exposition. Elle est restée longtemps inoccupée et a désormais été transformée en galerie d’art, où Nico et d’autres artistes présentent leurs œuvres.

Il aime consacrer du temps à son art, imaginer des installations toujours plus intéressantes et partager aussi sa passion avec d’autres, car si ce cheminot apprécie parfois les moments de calme, il s’épanouit encore mieux en bonne compagnie. « Il faut veiller au bon mélange », estime-t-il. D’ici quelques années, il compte bien se consacrer à plein temps à son art et à ses amis, car il voit s’approcher la fin de sa longue carrière aux CFL. « Petit à petit, tous ceux qui ont commencé avec moi aux chemins de fer partent à la retraite, alors on a le droit d’y penser soi-même. »

« Je travaille en partie avec des objets trouvés, mais j’achète aussi des choses sur les petites annonces sur internet, car on ne trouve pas d’aspirateur vintage comme ça au marché aux puces. »

Pour ce touche-à-tout, les choses n’auraient pas pu mieux se passer aux CFL, car les nombreuses tâches accomplies en plus de 30 ans lui ont permis de réaliser un travail varié et passionnant. Une vie privée et professionnelle bien remplie, qui méritaient bien qu’on lui consacre un article.

Si comme Nico vous souhaitez vivre une carrière passionnante, découvrez toutes nos opportunités !

Le jour où sa grand-mère chérie lui a suggéré d’embrasser sa passion du voyage en envisageant une carrière dans les trains, Patrick n’a pas perdu de temps. « Ma grand-mère avait vu juste; je suis passionné par le monde des transports depuis la petite enfance », raconte-t-il.

Né au Luxembourg et ayant grandi à La Moselle, il est d’abord devenu accompagnateur de trains aux CFL après avoir travaillé quelques années dans le domaine de la coordination des opérations de fret aérien. « Mais, au-delà du monde du transport, dit-il, c’est l’univers grouillant du milieu ferroviaire qui m’attirait. Je suis très sociable, et je savais que ça allait me plaire de passer mes journées dans des trains remplis de monde. »

Il ne s’est pas trompé. Rapidement, son leadership ainsi que sa personnalité joviale et rassembleuse sont remarqués. Il ne lui faudra que quelques années pour être promu responsable d’équipe. Puis, on l’invite de plus en plus souvent à participer au recrutement des nouveaux accompagnateurs et à se joindre aux opérations de contrôles renforcés avec les collègues des sociétés de transport des pays voisins. Les défis sont stimulants et le comblent.

En 2020 : changement de cap. Quand le transport en commun devient entièrement gratuit au Luxembourg, les tâches des accompagnateurs de train sont remaniées – maintenant davantage axées sur la sécurité des passagers et l’information des voyageurs. Les équipes se transforment, et les CFL proposent à Patrick de changer de département pour diriger une patrouille d’employés polyvalents, qui sillonnent le réseau et s’occupent de maintenance et d’affichage divers. Une escouade à tout faire, dont les tâches sont très variées.

L’origine de l’équipe volante

La gratuité des transports au Luxembourg a aussi signé la fin d’une époque pour les 6 agents dévolus depuis 2007 au contrôle des billets dans tous les bus du réseau RGTR. C’est donc en premier lieu pour eux qu’est imaginée l’équipe volante, pour assurer leur reconversion. En collaboration avec le service Qualité, les missions de l’équipe se dessinent : ils seront les yeux du service Qualité sur le terrain et les soutiens logistiques du plus grand nombre.

Ils sont les yeux de la qualité, quand ils mettent à l’épreuve notre niveau de service en passant leurs journées dans les trains, dans les gares, à vérifier que tout fonctionne comme prévu dans nos engagements dans le cadre du contrat de service public (annonces acoustiques, inventaire du matériel…).

Ils sont des soutiens logistiques, quand ils approvisionnent les boîtes de « Packup » dans lesquels leurs collègues peuvent récupérer à tout moment qui, un sifflet, qui une tablette ou une cravate. Soutiens logistiques encore, quand en cas de situation perturbée sur le réseau, ils guident les voyageurs à travers les chantiers, ou acheminent en voiture le courrier interne de gare en gare, quand les trains ne circulent pas. Soutiens logistiques enfin, quand par leurs interventions, ils rendent le travail plus agréable à leurs collègues : « Leur travail est très diversifié, explique Patrick. Si leurs journées sont prioritairement organisées autour de la maintenance des casiers pack-up, ils peuvent tout autant être invités à faire de petits travaux de peinture qu’à installer de nouveaux meubles dans les salles de repos des collaborateurs. En plus de faire des inventaires des besoins en maintenance. » L’inventaire en gare de Luxembourg, par exemple, est réalisé au moins une fois par mois et occupe deux personnes pendant une journée. « On vérifie toutes les affiches ainsi que l’état des boîtes d’affichage et autres anomalies ou défauts, par exemple des bris des distributeurs de billets, des ascenseurs en panne, des panneaux à l’affichage obsolète. »

Dans la boîte à outils de l’employé de l’équipe volante se trouvent des trousseaux de clé pour ouvrir tous les casiers et les boîtes d’affichage : la bonne manutention et la gestion de cet arsenal de clés n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air. L’équipe volante doit aussi faire l’inventaire du matériel utilisé par les accompagnateurs de train (sifflets, clés et autres) et retrouver les pièces qui, parfois, se perdent en chemin. « Une partie de la gestion des casiers de packup est informatisée, mais les yeux de l’équipe volante sont encore bien souvent les seuls outils auxquels on peut se fier! », assure Patrick.

L’affichage des informations au sujet des chantiers et des travaux est également une opération plus complexe qu’elle n’en a l’air. « On reçoit les planifications de chantiers et de perturbations des différentes lignes par le bureau des chantiers et le service des communications. Notre travail implique d’abord de collaborer avec la cellule en charge de la publication des horaires, avec le rédacteur des informations client et le service qui coordonne les dessertes pour valider le contenu des affiches. Puis, elles sont imprimées selon nos différents standards, en fonction de là où elles seront affichées. Nos agents vont ensuite les mettre en place dans les gares et dans les casiers concernés. »

Une équipe aux profils hétéroclites

En plus de son staff permanent, l’équipe de Patrick est renforcée par des troupes supplémentaires, souvent constituées d’agents en reconversion, en attente de réaffectation.

« Parfois, j’ai une équipe de 15, parfois de 5, explique Patrick. Mais c’est toujours stimulant de travailler avec des gens qui ont des vécus professionnels différents et qui arrivent avec des compétences spécifiques qui nous sont toujours bien utiles. »

Des missions qui évoluent, une équipe qui fait des petits

Au fil du temps, les missions vraiment axées sur la qualité ont donné lieu à la création d’une cellule dédiée, indépendante de l’équipe volante. Cette dernière s’est quant à elle vraiment recentrée sur l’affichage et le côté facilitateur : une équipe entièrement dévouée aux clients et aux agents.

Pour l’équipe volante, les challenges ne manqueront pas ces prochains mois et ces prochaines années. « Nous traversons une période d’importants travaux de rénovation des gares, explique Patrick. Certains chantiers sont déjà bien avancés, et d’autres prendront la suite, nous investissons beaucoup pour le confort des voyageurs. »

Patrick et son équipe sont prêts à relever le défi ! Vous aussi, venez contribuer à améliorer le service aux clients : nous recrutons, dans (presque) tous les domaines.

Avec la digitalisation croissante de l’activité, la sécurité informatique constitue un enjeu important pour les CFL et leurs 4 800 collaborateurs. Elle est également au coeur de plusieurs réglementations auxquelles l’entreprise doit se conformer. Les enjeux sont tels qu’une équipe spécialisée veille jour et nuit sur le système. Éric, qui travaille au sein de l’équipe Sécurité de l’information, nous raconte sa mission.

Tester, en permanence, la fiabilité des ressources informatiques

Éric, tu travailles au sein de la division Sécurité informatique des CFL. Quelle est la mission exacte de cette entité ?

Notre mission est d’assurer la sécurité du système d’information contre les menaces extérieures et intérieures. Autrement dit, on doit faire en sorte que l’ensemble des systèmes qui permettent d’acquérir, de stocker, de traiter et de communiquer des informations soit protégé.

De quelles informations parle-t-on exactement ?

Elles sont multiples. Nous veillons à la fois sur des données internes de nos métiers et aussi sur les informations publiques que les CFL délivrent aux voyageurs. Notre rôle est d’en assurer la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité.

Comment s’organise ton équipe ?

On se partage certaines tâches, mais chacun, en revanche, développe sa propre spécialité pour y être le plus expert possible. Il y a par exemple un collègue spécialisé dans la gestion d’incidents de sécurité ; un autre qui est référent sur la partie mobile et la sécurité des applis ; etc. De mon côté, j’interviens en particulier sur les tests d’intrusion.

Peux-tu nous en dire plus sur ces fameux tests ?

Absolument. Dans le jargon, on appelle ça des pentests, terme qui est la contraction de l’anglais “penetration test”. Il s’agit en fait de demander à un partenaire extérieur (une entreprise luxembourgeoise spécialisée) d’éprouver la résistance de notre système informatique.

S’il détecte des failles, il nous les signale, et nous les corrigeons.

Des menaces de plus en plus présentes

Quels sont, justement, les risques générés par ces possibles intrusions ?

À l’échelle mondiale, les cyberattaques sont en augmentation constante. L’une des menaces principales est la prise en otage des données… Il s’agit d’accéder à vos données pour ensuite les marchander contre de l’argent. Ça passe généralement par un ransomware : un logiciel de rançon qui chiffre toutes les données, les rendant inutilisables ou qui les exfiltre en vue de les divulguer. Ces procédés sont très répandus aujourd’hui.

Cette menace est souvent associée à des e-mails de phishing, de plus en plus réalistes et contextualisés qui jouent sur les émotions et nous prennent par les sentiments.

Tu viens d’évoquer le “phishing”, autre grande menace informatique. Peux-tu nous en rappeler le principe et les dangers ?

Le phishing, ou “hameçonnage” en français, est une tentative d’escroquerie véhiculée le plus souvent par un courriel. On cherche alors à vous faire cliquer sur un lien ou une pièce jointe, auxquels est associé un malware : un logiciel malveillant. Notre objectif, ici, est avant tout d’apprendre à nos collaborateurs à les repérer avant de cliquer.

Comment faites-vous pour sensibiliser vos collaborateurs ?

Nous avons bâti un parcours de e-learning anti-phishing. Composé de vidéos et de quiz, nous l’avons voulu ludique et pédagogique, afin de ne pas décourager les collaborateurs. On y explique les techniques utilisées et quelles sont les bonnes pratiques pour ne pas tomber dans leurs pièges.

Il y a des choses toutes simples, comme vérifier l’adresse de l’expéditeur du courriel, ou passer, sans cliquer, sa souris sur un lien suspect pour qu’apparaisse l’URL de destination.

Est-ce que ça marche ?

Dans la majorité des cas. Pour mesurer les progrès, nous menons nous-mêmes de fausses campagnes de phishing : on envoie de faux emails d’hameçonnage à nos collaborateurs, pour tester leurs réflexes. Puis on leur communique leur score. Le tout en restant dans la communication positive : le but n’est pas de les culpabiliser ! Depuis qu’on sensibilise, la vigilance a augmenté.

Une attention de tous les instants

À t’entendre, j’imagine que ton métier demande une vraie réactivité…

Tout à fait. Nous effectuons pour cela notre propre veille sur les sites spécialisés, et nous écoutons les alertes lancées par nos différentes sources (collaborateurs sur le terrain, gouvernement, etc.).

En cas d’alerte, la priorité est de vérifier l’information : sommes-nous directement concernés par la menace ? La version logicielle qu’on utilise est-elle vulnérable ? Le cas échéant, il faut prévenir les équipes informatiques concernées ou les éditeurs de logiciels, pour qu’ils lancent rapidement une mise à jour.

Avant de conclure, peux-tu nous dire comment tu es arrivé jusqu’à ce poste si stratégique ?

En termes d’études, j’ai d’abord suivi un BTS informatique de gestion en France (Metz), puis j’ai enchainé sur des formations spécialisées dans la sécurité. S’agissant de mon parcours professionnel, j’ai longtemps été consultant dans une institution européenne, sur le volet sécurité du système d’information, avant de rejoindre les CFL il y a maintenant 2 ans.

Et tu n’as pas l’air de regretter ce choix…

En effet ! Aux CFL, le temps passe vite, il y a toujours plein de projets. Et puis j’aime, dans ce job, le fait de continuer à apprendre jour après jour. L’informatique évolue très vite, on découvre donc toujours de nouvelles méthodologies. Ça rend le métier vraiment passionnant.

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Après avoir peaufiné son expertise dans le secteur privé, Marc a rejoint les CFL il y a cinq ans. Au menu de son nouveau poste: coordonner les efforts pour diminuer l’empreinte écologique du Service Trains et Matériel. Gestion des déchets, recyclage et réemploi, réduction de la consommation d’eau, baisse des émissions de CO2, … Les défis sont nombreux et complexes.

Mais les efforts paient, et les belles performances s’enchaînent. Rencontre avec Marc, qui nous raconte comment les CFL s’y prennent pour faire mieux en consommant moins.

Bonjour Marc. Pour commencer, peux-tu nous dire en quoi consiste ton métier ?

Je suis coordinateur Sécurité et Environnement au Service Trains et Matériel (TM) des CFL. Comme son nom l’indique, mon poste comprend deux volets : sécurité et santé au travail ; et environnement. Le but, des deux côtés, est de veiller à ce que nos activités soient en conformité avec la législation, et de promouvoir des bonnes pratiques au sein de l’entreprise. Quant au périmètre, il est large : le Service TM regroupe près de 850 collaborateurs et gère des dizaines d’engins voyageurs (électriques) et assure aussi la maintenance des engins du Gestionnaire d’Infrastructure (diesel).

Sur ce second volet – l’environnement -, quels sont les principaux défis ?

L’objectif global est de réduire l’empreinte écologique du service. Pour cela, il faut agir sur plusieurs fronts. D’abord sur notre consommation : le but est d’utiliser le moins de ressources possible, qu’il s’agisse de l’eau, de l’électricité ou du fuel. Ensuite, il y a la gestion des déchets. On cherche ici à en produire de moins en moins, et à traiter de mieux en mieux ceux qui subsistent malgré tout. Plus on recycle et plus on réemploie, moins on envoie de déchets à l’incinération.

Plus on recycle et plus on réemploie, moins on envoie de déchets à l’incinération.

De quel type de déchets parle-t-on exactement ?

Nous produisons et traitons un total de 54 types de déchets, selon la classification établie par la Commission Européenne dans le Catalogue européen des déchets.

La catégorie « déchets ménagers » est celle qui pèse le plus lourd dans notre bilan. Ils sont issus de l’entretien et du nettoyage de nos trains, mais aussi de la collecte des poubelles mises à disposition des voyageurs à bord. D’autres déchets sont plus typiques de notre activité ferroviaire : des accumulateurs, des filtres à huile, de l’huile de lubrification, des câbles, etc.

Comment fait-on pour réduire ces déchets ?

On peut d’abord développer le réemploi. C’est, par exemple, ce que nous avons mis en place avec les chiffons (que nous consommons en grande quantité à l’atelier). Avant, ils étaient jetables et partaient à la poubelle une fois souillés. Il y a trois ans, on a décidé d’arrêter ce gâchis… Une société allemande nous fournit désormais des chiffons réutilisables et de bonne qualité.

Chaque mois, les chiffons souillés sont récupérés, nettoyés et reviennent propres pour un nouvel usage.

Autre manière de réduire les déchets : le tri. Pour le coup, nous le pratiquons de longue date aux CFL. Ainsi, à l’atelier, des bacs séparés permettent de récupérer les accumulateurs, les néons et autres filtres à huile pour un traitement différencié et un recyclage quand cela est techniquement possible.

En parlant de tri, justement, les CFL se sont dotés d’un nouvel outil cet année…

C’est exact ! Nous venons de construire une toute nouvelle station de tri. Etant donné la montée en puissance de cette activité, il était important de redimensionner à la hausse notre équipement. Les cinq collaborateurs qui l’animent disposent ainsi d’une infrastructure fonctionnelle et moderne : cuves et bassins de rétention en cas de fuite, espace de stockage pour les consommables, accessibilité facilitée pour les transporteurs agréés, etc. Par ailleurs, le Service TM partage désormais la station de tri avec le service des autobus (60 véhicules).

Quel est le bilan de ces efforts en matière de gestion des déchets ?

Il est ultra positif. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que nous produisions en 2016 un total de 305 tonnes de déchets, nous n’en générions plus que 123,5 tonnes en 2019. Soit une baisse de… 60%.

Il faut noter que ces efforts n’engendrent pas de surcoût. C’est même l’inverse, on dépense moins : le gain est donc écologique et financier.

Nous sommes passés de 305 tonnes de déchets en 2016 à 123,5 en 2019, soit une baisse de 60% en 3 ans.

Une autre ressource clé est l’eau. Peux-tu nous dire ce qui a été fait en la matière ?

Absolument. Je vais parler ici de mes collègues de la station de lavage, car ce qu’ils ont réalisé est extra. Pour faire court, la station de lavage, c’est comme un « car-wash », mais pour les trains. Autant dire que c’est traditionnellement une grosse consommatrice d’eau… C’est de moins en moins le cas : entre 2018 et 2020, la consommation par mètre de train lavé est passée de 12,1 à 4,8 litres, soit une baisse de 60%. La consommation annuelle globale est ainsi passée de 1 754 m3 d’eau par an, à 639 m3.

C’est effectivement impressionnant… Et ces 639 m3 d’eau usée, que deviennent-ils ?

Eh bien, depuis peu, ils sont entièrement récupérés et épurés ! Jusqu’en 2019, près de la moitié de l’eau consommée par la station de lavage partait, souillée, vers les eaux usées. Depuis lors, nous avons mis en place, avec une société allemande spécialisée, un système de nettoyage de l’eau par bactéries. Résultat : la station ne rejette plus le moindre litre d’eau usée. La seule eau véritablement « perdue », c’est celle qui s’évapore.

Plus personnellement, qu’est-ce qui te plaît dans ce métier ?

Je le trouve très motivant parce que rien n’est jamais acquis. Pour avoir la meilleure performance écologique possible, il faut rester en veille, guetter les technologies disponibles, déterminer celles qui sont pertinentes pour nos besoins, évaluer les marges de progression, etc. C’est un défi permanent ! Et puis, humainement, j’ai la chance de compter sur une belle équipe de collaborateurs, ce qui est précieux.

Pour avoir la meilleure performance écologique possible, il faut rester en veille […] C’est un défi permanent !

La dernière question sera sur l’avenir… : qu’ont prévu les CFL pour continuer à réduire leur empreinte écologique ?

On s’active sur deux grands axes de travail : l’économie circulaire, et les émissions de gaz à effet de serre (GES). Sur l’économie circulaire, il s’agit d’acheter mieux et de meilleure qualité. C’est-à-dire d’investir dans des équipements que l’on peut réparer, réutiliser, et faire durer.

Pour les gaz à effet de serre, l’objectif est évident : réduire nos émissions. Une première étape a été franchie cette année avec la mise en place d’un inventaire de toutes nos sources d’émission de GES, grâce à une vaste collecte de données service par service. La prochaine étape vise à affiner cet inventaire. En installant des compteurs intermédiaires, on pourra bientôt mesurer plus précisément les dépenses d’énergie de chaque activité, et ainsi mieux cibler nos efforts futurs.

Vous aussi, rejoignez une entreprise durable et responsable : les CFL recrutent.

Marc, 23 ans, a toujours rêvé de devenir conducteur de trains. Pour y parvenir, le jeune homme a postulé (et a été admis) en 2020 en stage aux CFL. Pendant un an, il a appris ce métier aussi passionnant qu’exigeant, où prévaut une priorité absolue : la sécurité. Avec son coach Cyrille, lui-même ancien conducteur de trains, il nous raconte cette riche aventure humaine et professionnelle.

Un savant mélange de théorie et de pratique

Marc, tu as 23 ans et tu seras bientôt conducteur de trains aux CFL. Peux-tu nous dire, d’abord, pourquoi tu as choisi cette voie ?

Marc : Parce que c’est un métier génial ! Il me fait rêver depuis que je suis tout petit. Ma passion numéro 1 a d’ailleurs toujours été les trains miniatures. C’est donc assez naturellement que j’ai décidé, pour mon métier, de passer aux choses sérieuses : la conduite des vrais trains.

Comment as-tu rejoint les CFL ?

Marc : J’ai postulé au stage à la fin de ma 12ème, en 2020. Pour être sélectionné par les CFL, il m’a fallu valider plusieurs étapes, notamment un test de langue et un entretien de motivation, mais aussi un contrôle médical et psychologique, pour obtenir un certificat de sécurité validant mon aptitude à la conduite.

Une fois admis au stage de conduite de trains, que se passe-t-il ?

Marc : Eh bien… l’aventure commence ! Les premiers jours sont intenses : on nous présente le programme d’étude, on reçoit son équipement de sécurité (sac à dos, gilet orange et chaussures de sécurité), ses livres, puis on visite le Centre de formation interne aux CFL, à Luxembourg-ville. C’est beaucoup d’infos à absorber mais l’ambiance est bienveillante. Une fois cette introduction passée, on passe aux choses sérieuses.

Justement, qu’apprend-on exactement ?

Marc : Il y a d’abord la partie théorique : on s’intéresse bien sûr au matériel, les locomotives, et à leur fonctionnement, on étudie l’électronique et la physique, on apprend l’infrastructure et ses règles, les conditions de freinage, etc. C’est assez dense ! Ensuite, il y a le volet pratique, la conduite à proprement parler. On sort alors de la salle de classe pour entrer en cabine de conduite.

La sécurité, priorité numéro 1 des CFL

Vous êtes donc très vite plongés dans le grand bain…

Marc : Absolument. C’est ce qui est chouette : on commence tout de suite sur des trains réguliers, avec passagers et en conditions réelles. Nos premiers pas sont évidemment très encadrés et sécurisés. Durant tout le stage, on est accompagnés d’un conducteur-tuteur expérimenté.

Quel souvenir gardes-tu de ta toute première conduite ?

Marc : Conduire un train, la première fois, est assez bizarre (rires)… C’est très différent d’une voiture ! J’étais forcément un peu nerveux, bien sûr, mais ravi, et rassuré par la présence du conducteur-tuteur à mes côtés.

En plus de vos formateurs, vous avez aussi chacun un coach attitré. En quoi est-ce utile ?

Marc : Cyrille, mon coach cette année, est quelqu’un à qui je peux poser des questions techniques, revenir sur les points que je n’ai pas totalement saisis, et même confier mes soucis personnels. C’est un vrai soutien humain. On découvre d’ailleurs pendant le stage que les CFL sont une grande famille. On s’y sent vite chez soi.

Conduire un train n’est pas une chose anodine. Quelle place occupe la sécurité dans l’apprentissage ?

Marc : C’est simple : elle est le fil rouge du stage, et ce dès le premier jour. La sécurité est au cœur de ce métier. Concrètement, il s’agit de maîtriser les systèmes de sécurité à bord mais aussi sur l’infrastructure, à l’image du Système de sécurité européen (ETCS, pour European Train Control System). Ce système contrôle la vitesse et évite les accidents et dépassements des signaux rouges. On apprend aussi l’importance de bien utiliser son équipement personnel (gilet, chaussures de sécurité, etc.) ou encore à gérer des situations exceptionnelles sur un simulateur de conduite. Les CFL sont très très exigeants sur la sécurité.

La preuve, c’est que le stage est jalonné d’examens…

Marc : C’est vrai. Nous sommes évalués de manière continue, pour ne rien laisser au hasard. Outre la licence (permis de conduire ferroviaire) et la maîtrise de l’infrastructure, il y a, pour valider le stage, un examen de dépannage, un oral, un test sur simulateur et une conduite d’un train commercial avec examinateur.

Aux CFL, une carrière durable et dynamique

Côté rythme, à quoi ressemble la vie quotidienne d’un stagiaire en conduite de trains ?

Marc : À celle… d’un conducteur de trains ! En effet, si pour la théorie les horaires sont assez classiques (7h – 15h), ils sont flexibles dès qu’on entre dans la pratique. On peut rouler très tôt le matin, tard le soir, en pleine nuit et bien sûr le week-end et les jours fériés. Pas de routine, donc. Personnellement j’aime bien cette flexibilité. Elle fait partie intégrante du métier et donne beaucoup de temps libre.

Cyrille, tu es le coach de Marc. Selon toi, quelles sont les qualités requises pour devenir conducteur de trains ?

Cyrille : Il faut être ponctuel, rigoureux et, comme l’a bien dit Marc, se montrer très attentif à la thématique sécurité. Et puis il faut être motivé : ce stage, condensé en un an, demande d’étudier pas mal de matières. Côté physique, il est demandé d’avoir une bonne vue, une bonne ouïe et un cœur en bonne santé.

Et quid du niveau de formation demandé à l’entrée ?

Cyrille : Nous demandons aux candidats d’avoir validé un CATP artisan (serrurier, électricien, électronicien, mécanicien), un diplôme de technicien ou d’avoir passé leur 2ème technique ou 3ème classique.

Par ailleurs, la connaissance (niveau B1) des langues luxembourgeoise, allemande et française est requise.

Combien de candidats sont retenus ?

Cyrille : Nous recevons près de 300 candidatures chaque année, pour 24 embauches. Les recrues sont réparties en deux classes, l’une commençant son stage au printemps et l’autre à l’automne. C’est sélectif, donc, mais le jeu en vaut la chandelle : une fois cette étape passée, le stage est rémunéré et est confirmé en CDI dès lors que les examens se passent bien !

Marc, j’imagine que tu es pressé de rouler en tant que titulaire…

Marc : Oui, j’ai hâte… Ce sera en septembre si tout se passe bien et je me réjouis de rouler sur la ligne de Troisvierges, ma ligne préférée, qui va vers le nord du pays : les paysages et la nature qui la bordent sont magnifiques !

Comme Marc, prenez les commandes de votre prochaine carrière aux CFL, et venez découvrir un métier hors du commun.

Steve et Damien travaillent tous les deux au service « Projets Infrastructure » au sein du Groupe CFL. Ici, ils coordonnent des projets innovants tout en veillant, de manière exemplaire, à la préservation de la biodiversité et au respect des engagements du Groupe en matière de développement durable. Venez à la rencontre de ces deux ingénieurs en génie civil qui prêtent une attention particulière au bien-être animal et à la protection de la nature.

Bonjour Steve, quel poste occupes-tu au sein des CFL ?

Steve : Après avoir obtenu mon diplôme d’Ingénieur en Génie Civil en 2003, j’ai commencé à travailler au sein des CFL. Depuis 2017, après avoir occupé le poste de chef de projet pour la mise à double voie entre Pétange et Luxembourg, je suis responsable de la renaturation de la Chiers et de la Mess. Travailler sur un projet de A à Z, c’est ce qui rend la tâche réellement intéressante !

Et toi Damien, tu fais également partie du service « Projets Infrastructure ». Qu’est-ce qui te plaît dans ton travail ?

Damien : Pour ma part, j’apprécie le fait de ne pas être cantonné au seul travail de bureau mais également de me retrouver sur le terrain. Lorsque nous sommes sur un chantier, nous endossons le rôle de gestionnaire de projet en veillant notamment à l’avancement du projet, mais également en nous assurant du fait que nos équipes opèrent en toute sécurité. Au bureau, nous sommes amenés à collaborer avec une multitude de personnes en vue d’obtenir des autorisations par exemple, ou bien d’établir des bilans écologiques, d’étudier les différentes variantes d’un projet ou encore de gérer les budgets… Personnellement, je me concentre principalement sur la nouvelle ligne Luxembourg – Bettembourg. Il s’agit d’un projet important pour lequel il nous faut mettre en œuvre plusieurs mesures compensatoires.

« C’est un travail très diversifié qui propose toujours des challenges intéressants. »

Des mesures compensatoires… de quoi s’agit-il ?

Steve : Ces mesures compensatoires sont indispensables dès lors que nous interférons dans un espace naturel. C’est le cas par exemple lorsque des arbres sont abattus afin de libérer de l’espace dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle infrastructure. Dans ce cas précis, l’Administration de la Nature et des Forêts, sous la tutelle du Ministère de l’Environnement propose des mesures visant à compenser l’impact de l’intervention humaine au sein même de cet environnement. Par exemple, en cas de déforestation, une mesure compensatoire consisterait entre autres à planter de nouveaux arbres. En règle générale, les CFL veillent à toujours faire plus que ce qui est proposé, afin de surcompenser en quelque sorte. Je vous donne un autre exemple : lors d’un chantier sur la ligne entre Pétange et Luxembourg à Dippach, nous avons artificiellement dévié le lit de la rivière Chiers. Au terme des travaux, nous avons redirigé une partie de ce même cours d’eau dans son lit d’origine. De la même façon, une renaturation de la Mess entre Bettange et Reckange a été réalisée.

« D’autres mesures de compensation peuvent consister en la revitalisation d’une surface agricole, la mise en place d’une prairie humide…»

Les CFL s’engagent non seulement pour les eaux et les forêts, mais également pour la faune…

Damien : C’est exact ! Du fait de la présence de l’autoroute et de la nouvelle ligne Luxembourg – Bettembourg, une forêt s’est retrouvée scindée en deux. Pour y remédier, nous avons mis en place un passage à faune de 70m de longueur sur 50m de largeur afin de permettre aux animaux sauvages de rejoindre en toute sécurité les deux parties de la forêt. Un passage à faune d’une telle importance, ce n’est pas rien (rires). Cette mesure compensatoire a été réalisée au-dessus de l’autoroute A3 sur un site des Ponts et Chaussées. Toujours dans le cadre du projet de la nouvelle ligne Luxembourg-Bettembourg, nous avons dû déplacer une population de chauves-souris et de muscardins afin de garantir leur sécurité. Nous avons alors installé plusieurs dizaines de nichoirs afin de reloger ces animaux. À Fentange, nous avons délocalisé une population d’amphibiens suite à la “perturbation” d’une mare sur le site de construction.

Steve : Dès que nous nous trouvons dans la situation où l’un de nos chantiers mettrait en péril la faune sauvage, nous le suspendons immédiatement. C’est seulement après avoir mis en place des mesures de protection et de préservation que nous relançons l’activité sur le chantier.

« Une priorité des CFL consiste à garantir que les animaux puissent continuer à vivre en toute sécurité. »

Le Groupe CFL travaille avec différents cabinets d’études spécialisés sur l’environnement. Quel est le but de cette collaboration ?

Steve : Ce sont ces bureaux d’études agréés qui réalisent un bilan écologique, lequel bilan établit à l’aide d’un système par écopoints, l’envergure de la destruction ou de la détérioration du milieu naturel. C’est sur base de ce bilan qu’ils proposent des mesures compensatoires proportionnées. Il faut tout de même souligner que de plus en plus, le Ministère se base sur ces analyses pour déterminer lui-même la nature de la compensation : une taxe lui est versée par le maître d’ouvrage et servira à financer des mesures compensatoires de plus grande envergure partout dans le pays.

Que se passe-t-il avec les projets dès lors qu’ils sont clôturés ?

Damien : Les CFL prennent soin de garantir un suivi des mesures mises en place. Dans ce sens, le service « Maintenance Infrastructure » a embauché une personne responsable de la surveillance et de l’entretien de ces espaces naturels pour les 10 ou 20 années à venir.

« Les CFL prennent soin de garantir un suivi des projets. »

Sur quel aspect de votre travail souhaitez-vous le plus attirer l’attention ?

Damien : Souvent, le public ne voit que la finalité de notre travail, comme la construction de nouveaux murs antibruit ou encore de nouveaux ponts… Néanmoins, le respect de la nature joue un rôle primordial pour les CFL bien en amont, et dès la conceptualisation même de nouveaux projets. C’est durant cette phase que nous veillons toujours à trouver des variantes qui impactent au minimum l’environnement naturel, pour une intégration la plus harmonieuse possible.

Vous aussi, rejoignez une entreprise durable et responsable : les CFL recrutent.

Parfois, les chemins de nos vies se dessinent naturellement, comme une évidence. Claude, né dans une famille de cheminots et passionné de foot depuis l’adolescence, n’a jamais bifurqué de sa route. Pour ce formateur Exploitation aux CFL, qui est également vice-président et entraîneur du club de foot de l’entreprise, les paysages d’une vie passée sur les chemins de fer et sur les terrains sportifs paraissent toujours aussi sublimes, dans une admirable constance année après année. Quand on avance en ligne droite, on ne rate rien des panoramas que l’on chérit.

Sur le terrain, Claude enfile parfois le maillot du joueur, d’autres fois celui d’entraîneur. Dans les deux cas, « chaque minute compte et on ne doit jamais relâcher la discipline et la constance », dit-il. Au travail, c’est pareil que dans la position du coach : ses tâches de formateur le mènent à faire preuve de la même autorité tranquille et des mêmes pratiques andragogiques pour mener les troupes vers une meilleure maîtrise de leurs outils.

« Si le formateur doit donner des réponses, le coach doit plutôt mener le joueur à découvrir les solutions par lui-même. Mais, dans les deux cas, il faut le même niveau d’empathie et de savoir-être, ainsi que le même esprit de camaraderie, sans négliger un esprit de sérieux. » Toujours, les chemins qu’emprunte Claude sont parallèles.

« Si le formateur doit donner des réponses, le coach doit plutôt mener le joueur à découvrir les solutions par lui-même. »

Le grand départ

Au début de la route, il y avait son arrière-grand-père, son grand-père, puis son père. Le premier réparait des locomotives à vapeur dans les années 40. Puis dans les années 50, son fils l’a rejoint à l’atelier comme serrurier, avant que son propre fils entre à son tour aux CFL à la toute fin des années 70, où il fut formateur au service exploitation. C’est également ce poste qu’occupe Claude, cheminot de quatrième génération, après avoir été successivement chef de surveillance, aiguilleur, et chef de circulation.

« Mon père a pris sa retraite en 2017, dit Claude. Mais, à mon arrivée aux CFL, j’ai eu la chance d’être formé par lui et de le voir à l’œuvre au quotidien au travail pendant les premiers mois. Mon grand-père, qui a aujourd’hui 89 ans et que je vois régulièrement, porte en lui tous les souvenirs d’une époque où les trains passaient en laissant derrière eux de grosses volutes de fumée. »

Certes, il n’a pas voulu les suivre dès le plus jeune âge, marchant d’abord à contre-courant et se projetant dans un destin de joueur de football professionnel. « Le foot a pris presque toute la place dans ma vie à l’adolescence », se souvient-il. J’étais gardien de but, et j’adorais ça. Comme tous les jeunes joueurs, j’ai rêvé d’en faire une carrière. C’était un rêve un peu inatteignable pour un garçon du Luxembourg à cette époque : notre petit pays comptait peu de joueurs professionnels, pas du tout comme aujourd’hui et surtout, malgré ma discipline et mon engagement, je n’avais pas le niveau pour entamer une telle carrière. »

Cela n’empêchait pas les jeunes Luxembourgeois d’applaudir le doublé de Zidane en finale de la Coupe du monde de 1998 et de se joindre aux foules en liesse dans les rues. Sauf Claude, qui a vécu là sa première grande déception de sportif : il était supporteur du Brésil et digérait mal la défaite de son équipe lors de ce match légendaire.

« N’empêche, c’était une Coupe du monde passionnante à suivre et, encore aujourd’hui, j’y pense souvent. Voir mon équipe perdre était aussi pour moi une leçon de foot : la frustration que l’on ressent après une défaite se transforme vite en motivation, et on se met en route vers le prochain match et la prochaine victoire. C’est ce qu’ont fait les Brésiliens cette année-là. C’est ce que j’ai toujours fait moi-même en tant que joueur par la suite. »

Une route à voies multiples

Claude n’est pas devenu joueur de foot professionnel. Mais ce qu’il ignorait à l’adolescence, c’est qu’en intégrant les CFL après le lycée, comme l’avaient fait trois générations avant lui, il pourrait jouer au foot avec ses collègues de travail et continuer à faire dialoguer ses deux vocations sur la même route de vie.

Fini le foot dans la rue avec les copains d’enfance, finis aussi les matchs de l’Union Sportive de sa ville, mais Claude enfile fièrement le maillot rouge du FC Eisebunn 97, dont il est aujourd’hui vice-président et entraîneur.

Les clubs fondateurs du FC Eisebunn 97 s’affrontent en toute camaraderie deux fois par an lors de tournois internes, avant de constituer une équipe-étoile qui représentera l’entreprise lors du grand championnat corporatif luxembourgeois opposant des équipes de différentes entreprises du Grand-Duché.

« Il faut se donner à 100% pour courir la chance de remporter la coupe du Football Corporatif Luxembourgeois (FCL) et de décrocher une bonne place dans le classement. Personnellement, je siège aussi au comité du FCL, qui organise le championnat. »

Peu importe la météo, les joueurs du FC Eisebunn 97 sont fidèles au poste. « L’ambiance est toujours bonne. Et bien sûr, ça augmente notre sentiment d’appartenance à l’entreprise, qui est déjà grand. Les CFL, c’est un bon employeur stable, où l’on a tous des occasions multiples de continuer à apprendre et d’occuper différents postes en cours de carrière.»

« L’ambiance est toujours bonne. Et bien sûr, ça augmente notre sentiment d’appartenance à l’entreprise, qui est déjà grand. »

Claude en est un bon exemple : il est entré aux CFL en 2006 en tant que chef de surveillance, puis en tant que chef circulation, avant d’occuper la fonction d’aiguilleur, et de finalement devenir formateur comme son père. « Aujourd’hui je forme les agents du service de l’exploitation technique, c’est-à-dire tous ceux qui s’assurent de la bonne circulation des trains et des mouvements de manœuvre, qui s’occupent des aiguilles et des signaux, qui gèrent les chantiers du point de vue de l’exploitation technique… Mon département ne forme pas spécifiquement les conducteurs de train, mais plutôt tous ceux qui gravitent autour. »

Un chemin partagé

Sur le terrain de foot ou dans la salle de formation où il dispense des cours théoriques aux agents des CFL, une même motivation habite Claude : le devoir de transmission.

« Au fond, j’aime partager mon savoir et mes techniques. Ça prend chaque jour des formes différentes, en fonction de la personne que j’ai devant moi. Je suis autant en contact avec des agents nouvellement embauchés dans l’entreprise qu’avec des cheminots de longue date qui arrivent avec un savoir-faire important. Il faut savoir s’adapter et varier l’approche. »

« Au fond, j’aime partager mon savoir et mes techniques. Ça prend chaque jour des formes différentes, en fonction de la personne que j’ai devant moi. »

Si, comme Claude, vous aimez prendre un chemin droit mais démultiplier les regards et les approches, les CFL vous attendent. Envoyez votre candidature sans plus tarder.


Rendez-vous aussi dans notre rubrique PEOPLE pour découvrir d’autres histoires intéressantes sur nos ambassadeurs

Ils sont frères, sœurs, cousins. Ils ont grandi ensemble et ne se quittent presque jamais – pas même pour aller au travail : ils sont tous employés aux CFL. Les chemins de fer au Luxembourg, c’est souvent une histoire de famille. On a rendez-vous chez eux pour en parler. La table est dressée.

Début de soirée dans la salle à manger. Les orechiette débordent des assiettes des enfants. Au centre de la table, les panzerotto de Teresa sont à portée de toutes les mains, juste à côté d’un immense plateau de buffala et de tomates. L’odeur du ragoût en préparation dans la cuisine se répand dans toutes les pièces. « Comme toute bonne famille d’origine italienne et de la région des Pouilles, on adore manger ! », précise Giovanni dans un éclat de rire, en montrant son ventre. La famille a le sens de l’humour. « C’est l’une de nos principales qualités », dit Giovanni.

À 36 ans, il est l’aîné de la famille et le premier à avoir intégré les CFL en 2012. Ce magasinier de lAtelier central a tellement aimé son travail, dès son embauche, qu’il n’a pas tardé à recommander sa sœur, son frère et son cousin.

Teresa, agent de guichet, a rejoint les CFL en 2014. Le cousin Vanni (qui se prénomme aussi officiellement Giovanni) a suivi en 2017, d’abord dans un poste de chef de surveillance, puis chef de circulation. En 2018, les CFL ont finalement accueilli le petit frère, Nicola, fier conducteur de trains. « Mais attention, il ne faut pas croire que leur embauche a été si facile, met en garde Giovanni. Aux CFL, le processus de recrutement est le même pour tout le monde et il est toujours rigoureux ».

Loyauté et bonne humeur

« Je crois qu’on prévoit tous de rester aux CFL aussi longtemps que possible, avance Teresa. La loyauté est une valeur importante de la famille. Quand on s’engage dans quelque chose qu’on aime, c’est pour la vie. »

«Quand on s’engage dans quelque chose qu’on aime, c’est pour la vie. »

S’il en est ainsi du travail, c’est aussi le cas de leur engagement envers la famille et de leur passion pour le foot. « Nous sommes bien sûr partisans de l’Inter de Milan ! », annonce fièrement Nicola.

Quand ils se croisent sur au travail, les cousins ne manquent aucune occasion de lancer une bonne vanne. « Il y a un concours dans la famille pour déterminer qui est le plus drôle entre Vanni et Giovanni », annonce Teresa. La compétition dure depuis la tendre enfance sur les pavés de leur village : tous les quatre ont grandi dans la même rue. « Non seulement on est cousins du côté paternel, mais notre lien familial est double : nos pères sont frères et ils ont marié deux sœurs ! On est aussi cousins du côté maternel. Dans les deux familles, la convivialité règne. »

Autour de la table, toutes les conditions sont donc réunies pour assurer une ambiance du tonnerre. « Les soirs de fête, la famille se couche tard. » C’est Nicola, le plus jeune et le plus festif de la bande, qui nous l’assure. Teresa, quant à elle, est la grande voyageuse de la famille, et la plus grande lectrice, celle qui amène à table les grands sujets de conversation. Pendant ce temps-là, les deux Giovanni rivalisent de répartie. Les langues se délient. En italien comme en luxembourgeois et en français. « Et tout le monde parle trop fort ! », dit Giovanni.

Toute la famille dans le train

Au sein de la famille, Giovanni, Teresa, Nicola et Vanni forment la première génération à travailler aux CFL, leurs parents étant issus de milieux bien différents et leurs grands-parents ayant immigré au Luxembourg pour travailler dans le secteur industriel dans les années 50. Mais le train a toujours fait partie de l’imaginaire familial et il meuble les souvenirs d’enfance.

Le petit Giovanni aimait particulièrement les longs trajets nocturnes vers l’Italie pour les vacances du carnaval. Bien installés dans les petites couchettes, les enfants se laissaient bercer par le ronron régulier du wagon glissant sur les rails.

L’époque du train de nuit est révolue au Luxembourg, mais, aujourd’hui, Nicola transporte quand même souvent de grandes familles les bras chargés d’immenses valises. Du haut de son poste de conducteur, il sourit quand il les voit s’entasser sur le quai, et plonge pendant un court instant dans un monde de souvenirs.

« Je me sens chanceux de travailler pour les CFL et d’être dans cet univers au quotidien, dit-il. D’autant que j’ai connu autre chose. Après le lycée, j’avais plutôt entamé un parcours en administration et j’ai travaillé brièvement dans un bureau. J’ai vite compris que ça n’allait pas me convenir. J’ai besoin d’être davantage dans l’action. »

« Et moi, je me félicite d’avoir ouvert mon ordinateur le jour où j’ai vu une annonce de recrutement pour les chemins de fer il y a dix ans », ajoute son grand frère. « Je me suis dit, pourquoi pas moi ? Des amis avaient essayé de me décourager en me disant que la procédure d’embauche était compliquée. C’est vrai que c’est une suite d’étapes, mais ce n’était rien d’inaccessible. »

« Ce que j’ai vraiment aimé à mes débuts, dit Vanni, c’est la qualité de la formation. Je me suis senti vraiment bien accompagné. Notamment dans l’apprentissage des normes de sécurité : c’est tout un univers. »

L’avenir est sauf

Le ragoût est presque terminé. Il y a longtemps que tous les panzerotti ont été engloutis. Du coin de l’œil, Teresa jette un regard sur sa fille, qui s’amuse plus loin avec ses cousins. Sera-t-elle aussi, un jour, une fière employée des CFL ? « Si elle en a envie, je ne l’en dissuaderai certainement pas, dit la jeune maman. Au-delà du plaisir qu’on a dans nos métiers respectifs aux CFL, il y a la joie de travailler pour une grande structure soucieuse de notre évolution. Il y a toujours moyen, aux CFL, de changer de poste, d’ouvrir de nouvelles portes, de faire de nouvelles formations, de saisir des opportunités. C’est précieux. »

Ceux qui, comme elle, adorent le contact avec les gens, trouveront de nombreuses opportunités de service à la clientèle. Ceux qui, comme Giovanni et Vanni, préfèrent travailler en coulisses, ont accès à une panoplie de métiers. Il y a de la place pour tous les profils. Comme dans une grande famille aimante.

Pour tenter votre chance de faire aussi partie de la grande famille CFL, consultez les offres d’emploi disponibles dès maintenant.

Envie de savoir ce qui vous attend durant le processus de candidature au CFL ? Alors rendez-vous sur notre article Spotlight on : Le recrutement aux CFL.

René est responsable de l’équipe « électrique et climatisation ». Après un stage de mécanicien auprès des CFL, il se sentait prêt pour un nouveau challenge qu’il a trouvé dans son emploi actuel : gérer la flotte de bus hybrides et électriques. Aujourd’hui, ces bus – au nombre de 7 – sont encore très largement minoritaires. Néanmoins, le but est de déployer une flotte 100 % électrique d’ici 2030, ce qui induit une transformation importante des métiers et des infrastructures. Partons à la rencontre de René et découvrons-en plus sur cette transition énergétique axée sur la mobilité durable.

Bonjour René, en quoi consiste ton métier ?

Je suis responsable d’une équipe de six électriciens dont je gère le planning et l’activité. Nous intervenons sur tous les bus, qu’ils soient thermiques ou électriques, même si les interventions ne sont pas forcément de même nature en fonction de l’énergie qu’ils utilisent. En tant que chef d’équipe, je suis chargé d’évaluer la gravité de chaque problème qui nous est signalé, pour ensuite dispatcher les missions de réparation aux électriciens de mon équipe. Ces interventions sont assez variées : cela va d’une ampoule défectueuse à un remplacement de freins usés, en passant par une batterie rencontrant un problème technique. À côté de ces réparations, nous effectuons aussi beaucoup d’entretiens préventifs. Avant le printemps par exemple, la climatisation de chaque autobus est contrôlée, et vers la fin de l’été, nous préparons les chauffages afin qu’ils soient opérationnels pour la période hivernale.

Aujourd’hui, la flotte des CFL accueille un peu moins de 10 % de bus hybrides et électriques. Comment les CFL comptent-ils accroître ce taux ?

Le Ministère de la Mobilité et des Travaux publics s’est fixé un objectif ambitieux : il souhaite que tous les transports publics présents sur le territoire, affichent un taux de 0 % d’émissions d’ici 2030. Pour les CFL cela implique concrètement que tous nos autobus fonctionnant aux combustibles fossiles soient remplacés par des véhicules avec des technologies alternatives comme l’électrique par exemple. Cela représente un grand défi pour nous : ces innovations exigent de nouvelles infrastructures et des travailleurs hautement spécialisés dans l’intervention sur ce type de véhicules. Cette transition se met en place à toute vitesse. Cependant, il reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir déclarer que les véhicules électriques n’ont que des avantages par rapport à leurs homologues diesel.

« En théorie les bus électriques nécessitent moins d’entretien que les bus diesel. Néanmoins, comme il s’agit d’une toute nouvelle technologie, c’est un travail encore assez énergivore pour appréhender toutes les subtilités dues aux innovations. »

Quels sont les points positifs des bus électriques ?

L’avantage majeur de ces véhicules électriques est évidemment qu’ils ne dégagent aucune émission nocive. Si on y ajoute le fait qu’on ne les entend presque pas, c’est très agréable. Surtout dans une ville qui peut être bruyante. Un autre point positif que nous voyons dans cette mutation, c’est que la maintenance sera complètement gérée par les CFL. Actuellement, ce sont majoritairement les constructeurs de bus qui s’en occupent. Le grand objectif de ces prochaines années est de devenir totalement indépendants sur ce sujet, et ça passe par un ensemble de formations destinées au personnel, qui auront lieu prochainement.

Pourquoi ces formations sont-elles essentielles et qui doit les suivre ?

Ces formations visent l’acquisition de toutes les connaissances et des gestes importants pour le travail en haute tension. De plus, nous nous familiarisons avec l’outillage spécifique utilisé pour ces véhicules et nous étudions les procédures à respecter afin de pouvoir travailler en toute sécurité. Toute personne intervenant sur les bus hybrides et électriques doit impérativement suivre ces formations continues. Elles concernent les carrossiers, les mécaniciens, les électriciens et les chauffeurs de bus. La durée d’une formation varie selon les métiers : certaines durent deux à trois jours, d’autres plusieurs semaines. À la fin de chaque session, les participants reçoivent un certificat attestant qu’ils sont aptes à travailler sur des véhicules haute tension.

« Après plusieurs mois d’intervention sur les bus électriques, nous avons répertorié leurs problèmes courants et nous connaissons exactement les procédures à suivre pour les réparer. Notre expérience est notre atout majeur. »

À côté des formations, quels autres défis se présentent au Groupe CFL et ses différents emplois dans le cadre de cette transition vers un avenir « zéro émission » ?

Globalement, la gestion de la flotte des bus hybrides et électriques est totalement différente de celle des bus diesel. La majeure partie de notre travail est réalisée sur ordinateur, ce qui est un grand changement pour nous. Nous devons diagnostiquer les problèmes des bus, ce qui est complexe mais indispensable, mais une fois ces diagnostics posés, nous identifions immédiatement les pannes à résoudre. Toutes ces interventions, je dois les planifier de manière à ce que mon équipe soit dans les meilleures dispositions possibles pour les effectuer en toute sécurité. C’est important que tout le monde travaille consciencieusement et en étant totalement concentré afin d’éviter des accidents graves. Sur des véhicules sous haute tension, on n’a pas le droit à l’erreur.

« Le plus essentiel à mes yeux, c’est la sécurité de nos travailleurs et celle des usagers de nos transports publics. »

Qu’est-ce que la transition énergétique change au niveau des installations d’entretien et de l’outillage spécifique de travail ?

Vu que nous travaillons sur des véhicules haute tension, le matériel a bien sûr été adapté. Ainsi, nous n’utilisons plus les tournevis classiques, mais ceux appropriés à chaque tâche. Après, les changements des batteries sont aussi de plus grande envergure. Vu que les batteries des autobus se trouvent sur leur toit, nous avons besoin de grues afin d’y accéder. Nous avons donc dû adapter nos ateliers puisqu’ils n’étaient pas assez grands. Enfin, afin de pouvoir charger les batteries des véhicules, nous avons reçu des bornes de recharge auxquelles il a aussi fallu faire de la place.

D’où vient toute l’électricité nécessaire aux autobus hybrides et électriques ?

Depuis quelques années, nous sommes en discussion avec CREOS afin d’étudier les options ouvertes sur le site de la gare de Luxembourg. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait doubler les infrastructures et augmenter la capacité énergétique de l’atelier. C’est assez important, d’autant plus que le parc de véhicules ne va cesser de s’agrandir et qu’il faudra l’alimenter.

Comme René en témoigne, la transition vers une mobilité plus douce et respectueuse de l’environnement représente de nombreux défis et nécessite une évolution des pratiques et des infrastructures. Pour des métiers et des rôles toujours plus passionnants.

Vous aussi, comme René, rejoignez une entreprise durable et responsable : les CFL recrutent.

Le développement durable, c’est l’affaire de tous aux CFL : découvrez dans notre rubrique GREEN d’autres exemples de notre engagement au quotidien.