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Ils sont frères, sœurs, cousins. Ils ont grandi ensemble et ne se quittent presque jamais – pas même pour aller au travail : ils sont tous employés aux CFL. Les chemins de fer au Luxembourg, c’est souvent une histoire de famille. On a rendez-vous chez eux pour en parler. La table est dressée.

Début de soirée dans la salle à manger. Les orechiette débordent des assiettes des enfants. Au centre de la table, les panzerotto de Teresa sont à portée de toutes les mains, juste à côté d’un immense plateau de buffala et de tomates. L’odeur du ragoût en préparation dans la cuisine se répand dans toutes les pièces. « Comme toute bonne famille d’origine italienne et de la région des Pouilles, on adore manger ! », précise Giovanni dans un éclat de rire, en montrant son ventre. La famille a le sens de l’humour. « C’est l’une de nos principales qualités », dit Giovanni.

À 36 ans, il est l’aîné de la famille et le premier à avoir intégré les CFL en 2012. Ce magasinier de l’Atelier central a tellement aimé son travail, dès son embauche, qu’il n’a pas tardé à recommander sa sœur, son frère et son cousin.

Teresa, agent de guichet, a rejoint les CFL en 2014. Le cousin Vanni (qui se prénomme aussi officiellement Giovanni) a suivi en 2017, d’abord dans un poste de chef de surveillance, puis chef de circulation. En 2018, les CFL ont finalement accueilli le petit frère, Nicola, fier conducteur de train. « Mais attention, il ne faut pas croire que leur embauche a été si facile, met en garde Giovanni. Aux CFL, le processus de recrutement est le même pour tout le monde et il est toujours rigoureux ».

Loyauté et bonne humeur

« Je crois qu’on prévoit tous de rester aux CFL aussi longtemps que possible, avance Teresa. La loyauté est une valeur importante de la famille. Quand on s’engage dans quelque chose qu’on aime, c’est pour la vie. »

S’il en est ainsi du travail, c’est aussi le cas de leur engagement envers la famille et de leur passion pour le foot. « Nous sommes bien sûr partisans de l’Inter de Milan ! », annonce fièrement Nicola.

Quand ils se croisent sur au travail, les cousins ne manquent aucune occasion de lancer une bonne vanne. « Il y a un concours dans la famille pour déterminer qui est le plus drôle entre Vanni et Giovanni », annonce Teresa. La compétition dure depuis la tendre enfance sur les pavés de leur village : tous les quatre ont grandi dans la même rue. « Non seulement on est cousins du côté paternel, mais notre lien familial est double : nos pères sont frères et ils ont marié deux sœurs ! On est aussi cousins du côté maternel. Dans les deux familles, la convivialité règne. »

Autour de la table, toutes les conditions sont donc réunies pour assurer une ambiance du tonnerre. « Les soirs de fête, la famille se couche tard. » C’est Nicola, le plus jeune et le plus festif de la bande, qui nous l’assure. Teresa, quant à elle, est la grande voyageuse de la famille, et la plus grande lectrice, celle qui amène à table les grands sujets de conversation. Pendant ce temps-là, les deux Giovanni rivalisent de répartie. Les langues se délient. En italien comme en luxembourgeois et en français. « Et tout le monde parle trop fort ! », dit Giovanni.

Toute la famille dans le train

Au sein de la famille, Giovanni, Teresa, Nicola et Vanni forment la première génération à travailler aux CFL, leurs parents étant issus de milieux bien différents et leurs grands-parents ayant immigré au Luxembourg pour travailler dans le secteur industriel dans les années 50. Mais le train a toujours fait partie de l’imaginaire familial et il meuble les souvenirs d’enfance.

Le petit Giovanni aimait particulièrement les longs trajets nocturnes vers l’Italie pour les vacances du carnaval. Bien installés dans les petites couchettes, les enfants se laissaient bercer par le ronron régulier du wagon glissant sur les rails.

L’époque du train de nuit est révolue au Luxembourg, mais, aujourd’hui, Nicola transporte quand même souvent de grandes familles les bras chargés d’immenses valises. Du haut de son poste de conducteur, il sourit quand il les voit s’entasser sur le quai, et plonge pendant un court instant dans un monde de souvenirs.

« Je me sens chanceux de travailler pour les CFL et d’être dans cet univers au quotidien, dit-il. D’autant que j’ai connu autre chose. Après le lycée, j’avais plutôt entamé un parcours en administration et j’ai travaillé brièvement dans un bureau. J’ai vite compris que ça n’allait pas me convenir. J’ai besoin d’être davantage dans l’action. »

« Et moi, je me félicite d’avoir ouvert mon ordinateur le jour où j’ai vu une annonce de recrutement pour les chemins de fer il y a dix ans », ajoute son grand frère. « Je me suis dit, pourquoi pas moi ? Des amis avaient essayé de me décourager en me disant que la procédure d’embauche était compliquée. C’est vrai que c’est une suite d’étapes, mais ce n’était rien d’inaccessible. »

« Ce que j’ai vraiment aimé à mes débuts, dit Vanni, c’est la qualité de la formation. Je me suis senti vraiment bien accompagné. Notamment dans l’apprentissage des normes de sécurité : c’est tout un univers. »

L’avenir est sauf

Le ragoût est presque terminé. Il y a longtemps que tous les panzerotti ont été engloutis. Du coin de l’œil, Teresa jette un regard sur sa fille, qui s’amuse plus loin avec ses cousins. Sera-t-elle aussi, un jour, une fière employée des CFL ? « Si elle en a envie, je ne l’en dissuaderai certainement pas, dit la jeune maman. Au-delà du plaisir qu’on a dans nos métiers respectifs aux CFL, il y a la joie de travailler pour une grande structure soucieuse de notre évolution. Il y a toujours moyen, aux CFL, de changer de poste, d’ouvrir de nouvelles portes, de faire de nouvelles formations, de saisir des opportunités. C’est précieux. »

Ceux qui, comme elle, adorent le contact avec les gens, trouveront de nombreuses opportunités de service à la clientèle. Ceux qui, comme Giovanni et Vanni, préfèrent travailler en coulisses, ont accès à une panoplie de métiers. Il y a de la place pour tous les profils. Comme dans une grande famille aimante.

Pour tenter votre chance de faire aussi partie de la grande famille CFL, consultez les offres d’emploi disponibles dès maintenant.

Envie de savoir ce qui vous attend durant le processus de candidature au CFL ? Alors rendez-vous sur notre article Spotlight on : Le recrutement aux CFL.

René est responsable de l’équipe « électrique et climatisation ». Après un stage de mécanicien auprès des CFL, il se sentait prêt pour un nouveau challenge qu’il a trouvé dans son emploi actuel : gérer la flotte de bus hybrides et électriques. Aujourd’hui, ces bus – au nombre de 7 – sont encore très largement minoritaires. Néanmoins, le but est de déployer une flotte 100 % électrique d’ici 2030, ce qui induit une transformation importante des métiers et des infrastructures. Partons à la rencontre de René et découvrons-en plus sur cette transition énergétique axée sur la mobilité durable.

Bonjour René, en quoi consiste ton métier ?

Je suis responsable d’une équipe de six électriciens dont je gère le planning et l’activité. Nous intervenons sur tous les bus, qu’ils soient thermiques ou électriques, même si les interventions ne sont pas forcément de même nature en fonction de l’énergie qu’ils utilisent. En tant que chef d’équipe, je suis chargé d’évaluer la gravité de chaque problème qui nous est signalé, pour ensuite dispatcher les missions de réparation aux électriciens de mon équipe. Ces interventions sont assez variées : cela va d’une ampoule défectueuse à un remplacement de freins usés, en passant par une batterie rencontrant un problème technique. À côté de ces réparations, nous effectuons aussi beaucoup d’entretiens préventifs. Avant le printemps par exemple, la climatisation de chaque autobus est contrôlée, et vers la fin de l’été, nous préparons les chauffages afin qu’ils soient opérationnels pour la période hivernale.

Aujourd’hui, la flotte des CFL accueille un peu moins de 10 % de bus hybrides et électriques. Comment les CFL comptent-ils accroître ce taux ?

Le Ministère de la Mobilité et des Travaux publics s’est fixé un objectif ambitieux : il souhaite que tous les transports publics présents sur le territoire, affichent un taux de 0 % d’émissions d’ici 2030. Pour les CFL cela implique concrètement que tous nos autobus fonctionnant aux combustibles fossiles soient remplacés par des véhicules avec des technologies alternatives comme l’électrique par exemple. Cela représente un grand défi pour nous : ces innovations exigent de nouvelles infrastructures et des travailleurs hautement spécialisés dans l’intervention sur ce type de véhicules. Cette transition se met en place à toute vitesse. Cependant, il reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir déclarer que les véhicules électriques n’ont que des avantages par rapport à leurs homologues diesel.

« En théorie les bus électriques nécessitent moins d’entretien que les bus diesel. Néanmoins, comme il s’agit d’une toute nouvelle technologie, c’est un travail encore assez énergivore pour appréhender toutes les subtilités dues aux innovations. »

Quels sont les points positifs des bus électriques ?

L’avantage majeur de ces véhicules électriques est évidemment qu’ils ne dégagent aucune émission nocive. Si on y ajoute le fait qu’on ne les entend presque pas, c’est très agréable. Surtout dans une ville qui peut être bruyante. Un autre point positif que nous voyons dans cette mutation, c’est que la maintenance sera complètement gérée par les CFL. Actuellement, ce sont majoritairement les constructeurs de bus qui s’en occupent. Le grand objectif de ces prochaines années est de devenir totalement indépendants sur ce sujet, et ça passe par un ensemble de formations destinées au personnel, qui auront lieu prochainement.

Pourquoi ces formations sont-elles essentielles et qui doit les suivre ?

Ces formations visent l’acquisition de toutes les connaissances et des gestes importants pour le travail en haute tension. De plus, nous nous familiarisons avec l’outillage spécifique utilisé pour ces véhicules et nous étudions les procédures à respecter afin de pouvoir travailler en toute sécurité. Toute personne intervenant sur les bus hybrides et électriques doit impérativement suivre ces formations continues. Elles concernent les carrossiers, les mécaniciens, les électriciens et les chauffeurs de bus. La durée d’une formation varie selon les métiers : certaines durent deux à trois jours, d’autres plusieurs semaines. À la fin de chaque session, les participants reçoivent un certificat attestant qu’ils sont aptes à travailler sur des véhicules haute tension.

« Après plusieurs mois d’intervention sur les bus électriques, nous avons répertorié leurs problèmes courants et nous connaissons exactement les procédures à suivre pour les réparer. Notre expérience est notre atout majeur. »

À côté des formations, quels autres défis se présentent au Groupe CFL et ses différents emplois dans le cadre de cette transition vers un avenir « zéro émission » ?

Globalement, la gestion de la flotte des bus hybrides et électriques est totalement différente de celle des bus diesel. La majeure partie de notre travail est réalisée sur ordinateur, ce qui est un grand changement pour nous. Nous devons diagnostiquer les problèmes des bus, ce qui est complexe mais indispensable, mais une fois ces diagnostics posés, nous identifions immédiatement les pannes à résoudre. Toutes ces interventions, je dois les planifier de manière à ce que mon équipe soit dans les meilleures dispositions possibles pour les effectuer en toute sécurité. C’est important que tout le monde travaille consciencieusement et en étant totalement concentré afin d’éviter des accidents graves. Sur des véhicules sous haute tension, on n’a pas le droit à l’erreur.

« Le plus essentiel à mes yeux, c’est la sécurité de nos travailleurs et celle des usagers de nos transports publics. »

Qu’est-ce que la transition énergétique change au niveau des installations d’entretien et de l’outillage spécifique de travail ?

Vu que nous travaillons sur des véhicules haute tension, le matériel a bien sûr été adapté. Ainsi, nous n’utilisons plus les tournevis classiques, mais ceux appropriés à chaque tâche. Après, les changements des batteries sont aussi de plus grande envergure. Vu que les batteries des autobus se trouvent sur leur toit, nous avons besoin de grues afin d’y accéder. Nous avons donc dû adapter nos ateliers puisqu’ils n’étaient pas assez grands. Enfin, afin de pouvoir charger les batteries des véhicules, nous avons reçu des bornes de recharge auxquelles il a aussi fallu faire de la place.

D’où vient toute l’électricité nécessaire aux autobus hybrides et électriques ?

Depuis quelques années, nous sommes en discussion avec CREOS afin d’étudier les options ouvertes sur le site de la gare de Luxembourg. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait doubler les infrastructures et augmenter la capacité énergétique de l’atelier. C’est assez important, d’autant plus que le parc de véhicules ne va cesser de s’agrandir et qu’il faudra l’alimenter.

Comme René en témoigne, la transition vers une mobilité plus douce et respectueuse de l’environnement représente de nombreux défis et nécessite une évolution des pratiques et des infrastructures. Pour des métiers et des rôles toujours plus passionnants.

Vous aussi, comme René, rejoignez une entreprise durable et responsable : les CFL recrutent.

Le développement durable, c’est l’affaire de tous aux CFL : découvrez dans notre rubrique GREEN d’autres exemples de notre engagement au quotidien.

Un esprit sain dans un corps sain. Pour Sophie, la maxime s’applique autant à sa vie personnelle qu’à sa vision du travail et de l’entreprise, axée sur l’efficacité des systèmes et le bien-être des clients. Responsable du service qualité aux CFL le jour, elle se défoule sur le parquet de la salle de danse le soir. Dans les deux cas, elle conjugue précision et émotion, exactitude et flexibilité.

Il est 19h. Une lumière vive éclaire la salle de danse et fait scintiller les immenses miroirs. Sophie lance la musique et commence à répéter les mouvements imaginés à la séance d’avant-hier. Avec Christelle et Pascale, ses complices de toujours, elle crée ces jours-ci une nouvelle chorégraphie qu’il faudra ensuite apprendre aux autres filles de la troupe. Sa gestuelle s’emballe, se précise, puis se déploie de manière de plus en plus fluide. Il se produit la chose indicible et magique qu’elle attend chaque fois : une sorte de transcendance impossible à décrire, un moment de perfection et d’émancipation inénarrable.

Demain, elle arrivera au travail rechargée et motivée. « Le lien entre ma pratique de la danse comme loisir et ma disposition pour les défis au travail est indéniable, analyse-t-elle. Pour moi, ces deux aspects de ma vie fonctionnent ensemble de manière indissociable. »

En quête de l’excellence

La journée s’annonce chargée. Avec son équipe du service qualité aux CFL, et grâce aux apports des acteurs métiers, Sophie cherche des solutions aux problèmes de ponctualité des trains ou des manières d’améliorer la qualité du système d’informations voyageurs. C’est essentiel, particulièrement en situation perturbée ou lors de chantiers, dans une période effervescente de construction de nouvelles infrastructures. Elle a aussi le mandat de rencontrer les attentes des clients par rapport aux gares, ou, en d’autres mots, de définir avec eux les contours de la gare de demain.

Avec un pas de recul, un œil sur les interactions de toutes les dimensions de l’entreprise, et finalement une capacité à penser globalement, elle navigue à la fois entre des questions organisationnelles, financières, technologiques et même psychologiques, reliées à la gestion du changement.

« C’est un travail qui demande de grandes compétences analytiques et qui correspond à mon expérience précédente en gestion et en finances, mais c’est aussi très créatif. Mon appétence pour les arts m’aide à voir les choses différemment et à cultiver l’ouverture d’esprit, pour trouver des manières originales pour les CFL d’offrir un service de qualité supérieure. »

L’art de se diversifier

Jeune, Sophie ne s’imaginait pas vraiment travailler dans l’univers des chemins de fer. Celle qui a grandi dans l’Ardenne belge, entourée d’une nature luxuriante, faisait de la gymnastique sous l’œil attentif et bienveillant de ses parents, tous deux professeurs d’éducation physique. Plus tard, sous l’influence d’un ami de la famille qui lui a transmis sa passion pour le management et la finance, elle s’est orientée vers un début de carrière au sein des « Big Four » dans le monde du conseil.

Direction Bruxelles à la fin des années 90, où elle intègre une grande école de commerce et de management. Mais, déjà, Sophie fait les choses à sa manière et consacre ses recherches à des notions d’économie sociale, un champ alors encore impopulaire dans son école et relativement peu étudié à cette époque en Belgique. Lauréate du prix Vanthournout pour son mémoire sur les sociétés à finalités sociales, elle en tirera un livre publié en 2003.

C’est lorsqu’elle travaille pour un géant mondial de l’audit et de la consultance que les CFL croisent la route de Sophie pour la première fois : elle y réalise une mission passionnante. Coup de cœur pour ce service public où elle a l’impression de se rendre « vraiment utile au bon fonctionnement de la société ». Elle intègre rapidement l’équipe Finances de l’entreprise.

« Le train est au cœur de nos vies, alors j’ai tout de suite eu le sentiment de faire un travail qui a du sens. C’est gratifiant d’appartenir à un service public essentiel comme celui-là. J’ai l’impression de faire une carrière utile et de contribuer au bien-être des gens. »

Au fil des ans, elle est passée des finances à l’opérationnel, un revirement pas si commun, mais à l’image des possibilités aux CFL, où Sophie a toujours été ravie d’exercer un travail très « transversal ». Depuis ses débuts, elle évolue au carrefour de plusieurs services. Un jour immergée dans les finances, le lendemain amené à collaborer avec le service informatique, puis avec l’entreprise ferroviaire ou le gestionnaire d’infrastructure. Et ainsi de suite. Elle a notamment contribué de près à l’élaboration du business model du service CFL Cargo en 2006 – « c’était une période très effervescente », dit-elle.

« Il y a encore là des liens à faire entre ma carrière et ma pratique de la danse, analyse-t-elle. Les CFL me permettent de me renouveler souvent, de toucher à beaucoup de nouvelles choses. En parallèle, je fais la même chose sur le plancher de danse. Du jazz au contemporain, en passant par le rock’n’roll, le hip hop et le ballet, j’ai tout essayé ! »

De l’efficacité, mais aussi de l’émotion

L’objectif de Sophie est qu’un jour, tous les usagers des CFL puissent dire que leur trajet en train constitue pour eux un beau moment. « Si on arrive à rendre le service tellement bien huilé que le passager ne se rende plus compte des petits pépins du quotidien et qu’il puisse se détendre entièrement à bord, je pourrai dire mission accomplie. »

Générer de l’émotion et de la beauté : voilà ce à quoi elle aspire. Certes, le travail de son équipe est très mathématique et se compose d’analyses des données de retards des trains ou de compilations des résultats d’enquêtes-client. Mais elle ne voit que l’objectif final : que le train devienne source de bien-être et, pourquoi pas, vecteur d’un peu de poésie dans nos vies.

« Quand j’essaie de me connecter à cette dimension plus émotive de mon travail, je pense souvent à mon père que j’ai vu ému aux larmes un soir de spectacle de danse, alors que ce n’est pas du tout son univers. Quand les choses sont bien faites, elles émeuvent. Je ne dis pas que chaque trajet de train doit émouvoir ; ce serait franchement exagéré. Mais, au quotidien, j’aspire à cette beauté du travail bien fait. »

Vous êtes comme Sophie, une personne aimant faire rimer créativité avec efficacité ? Les CFL ont besoin de gens comme vous. Consultez nos offres d’emploi.

Rendez-vous aussi dans notre rubrique PEOPLE pour découvrir d’autres histoires intéressantes sur nos ambassadeurs

Passage obligé pour toute nouvelle recrue aux CFL, la phase de recrutement est un processus bien rôdé pour le 2ème plus grand employeur du pays que nous sommes. De la définition d’un profil de poste aux tests de sélection, les étapes s’enchaînent et se répètent pour chaque poste à pourvoir avant d’aboutir à chaque fois au recrutement du meilleur candidat.

Découvrez les coulisses du recrutement aux CFL

L’offre de vos rêves vient de paraître sur www.jobscfl.lu, vous postulez… et attendez fébrilement une réponse. N’ayez crainte, cette réponse finira par arriver, quelle qu’elle soit : les CFL mettent un point d’honneur à traiter et répondre à toutes les candidatures reçues. Un travail titanesque si l’on considère l’engouement pour les métiers proposés et les près de 400 recrutements ouverts chaque année.

Structure

Aux CFL, chacun des 4800 employés participe à son niveau à la fourniture d’un service public de qualité. Monitorer les ressources en place et anticiper les besoins à court et moyen termes est absolument essentiel au bon fonctionnement de la compagnie pour que chacun de ces postes soit pourvu en temps utile. Pour ce faire, le Service Recrutement s’appuie sur les différents relais RH et responsables au sein des 5 directions et 33 divisions que compte la Maison-Mère et fait régulièrement le point avec chacun sur les besoins planifiés (en prévision d’un départ en retraite par exemple) ou avérés (création d’un poste).

Qui fait quoi ?

Le recrutement est du ressort de la division éponyme. Composée de 9 personnes, dont 6 recruteurs, la division Recrutement met en relation les services exprimant un besoin de main d’œuvre et une sélection de candidats au poste proposé. Mais pas que…

L’expression et la qualification du besoin

La division Recrutement est sollicitée par les services ayant besoin de recruter. Leur recruteur de référence les accompagne dans la définition des contours du poste : compétences techniques et interpersonnelles sont alors identifiées pour ébaucher l’offre d’emploi, mais pas seulement… La bonne connaissance des personnes, et donc des forces et faiblesses en présence dans les différents services, permet de cibler des candidats qui seront complémentaires de leurs collègues.

« C’est là tout l’enjeu d’un bon recrutement : chercher au-delà d’une fiche de poste les hard skills et soft skills qui renforceront tout un service. Ambitieux n’est-ce-pas ? »

Annonce de recrutement

Une fois l’annonce rédigée, à base de missions, de qualités et de compétences bien précises, le recruteur passe la main au service Marketing RH en charge de la diffusion des offres d’emploi. Site carrière, partenariats avec les sites spécialisés, relais sur les réseaux sociaux… les canaux utilisés sont à l’image de nos besoins de recrutement : nombreux et variés.

Réception des candidatures et 1er tri

Une fois les annonces publiées, les candidatures – électroniques pour l’immense majorité – commencent à affluer. Un premier tri est effectué par le recruteur : d’un côté les candidats qui répondent à tous les critères impératifs exigés (niveau d’études, expérience, maîtrise des langues, ressortissant de l’Union Européenne), et de l’autre ceux qui ne remplissent pas un ou plusieurs de ces critères. Pour ces derniers, un courrier de refus sera adressé au candidat.

Les dossiers des candidats « éligibles » sont transmis au fur et à mesure de leur réception au service demandeur qui va sélectionner avec le recruteur ceux qui seront reçus en entretien. Les postes sont ouverts aux candidatures pour 4 semaines, et toutes les candidatures transmises pendant cette période seront étudiées, mais la sélection et les sessions d’entretien commencent rapidement.

Un entretien aux CFL, comment ça se passe ?

Vous avez postulé et avez été convoqué à un premier entretien. Passé l’euphorie de cette première bonne nouvelle, vous vous demandez ce qui vous attend ? Voici globalement comment cela se passe.

Les entretiens sont systématiquement menés par un binôme composé du recruteur et du représentant du service concerné, qui recevront et évalueront tous les candidats à un même poste dans les mêmes conditions et sur les mêmes critères.

Il vous sera généralement demandé de vous soumettre à une épreuve technique / pratique, à l’écrit ou à l’oral, pour vérifier l’une ou l’autre compétence. En fonction des exigences du poste que vous convoitez, votre niveau de maîtrise des langues sera également évalué.

Si votre entretien se passe bien, vous serez dans les jours qui suivent convoqué à vous présenter devant le médecin du travail des CFL qui statuera sur votre aptitude à occuper le poste. Certains critères évoqués dans l’annonce peuvent là encore être éliminatoires : il vérifiera par exemple que vous ne souffrez pas de daltonisme si une vision normale des couleurs est exigée pour le poste. Pour certains profils de poste à risques, les candidats sont également soumis à un bilan psychologique auprès de notre service Psychologie avant le passage chez le médecin du travail.

À ce stade, vous êtes toujours plusieurs candidats en lice, et c’est parmi ceux d’entre vous que le médecin aura déclarés aptes que sera choisi l’heureux élu.

« Si c’est vous qui recevez le providentiel coup de fil, félicitations et welcome aboard ! »

Une variante : les recrutements de classe

Il est certains métiers aux CFL pour lesquels les besoins sont tels que leur recrutement se fait collectivement, c’est le cas des chauffeurs de bus, des conducteurs ou des accompagnateurs de trains par exemple. Les candidats sélectionnés sur dossier sont alors tous convoqués à une journée complète de recrutement, au cours de laquelle ils assisteront à une présentation de la compagnie, puis ils passeront un entretien individuel avec le recruteur et un représentant du service, et seront soumis à un test écrit (sur ordinateur). Durant ces journées, plusieurs dizaines de personnes sont ainsi reçues : on parle de recrutement par classe.

Maintenant que vous savez à quoi vous attendre, il ne vous reste plus qu’à entamer votre propre parcours de candidature pour essayer de décrocher le job de vos rêves, et tout commence sur notre site carrière !

Smartphones, tablettes, applications professionnelles… L’informatique mobile est au cœur de la stratégie de digitalisation des CFL. Agiles et puissants, ces outils fluidifient et potentialisent le travail sur le terrain. Adam, de l’équipe informatique mobile, nous explique comment.

Trois milliers d’appareils pour travailler vite et bien sur le terrain

Bonjour Adam, tu as intégré les CFL en 2018. Peux-tu nous dire quelle y est ta mission exacte ?

Bonjour ! Aux CFL, je suis technicien des équipements mobiles au sein du service informatique. Notre rôle, avec mes collègues, est de gérer la flotte des appareils mobiles mis à disposition des collaborateurs. Les tâches sont multiples : achat des appareils, bien sûr, mais aussi installation et configuration, définir des règles de sécurité informatique, gestion des abonnements, intégration d’applications (« apps ») professionnelles, ou encore support pour le matériel et le système.

À quoi ressemble le dispositif informatique mobile, aujourd’hui, aux CFL ?

Il est plutôt… costaud ! En termes de matériel, ce sont en effet plus de 3.300 appareils, soit 1.800 smartphones, 1.100 tablettes, et 400 “handys”. Nous gérons également 4.800 lignes mobiles entreprise. Elles sont rattachées à la fois aux appareils précités, mais aussi à des clés 4G, à des SIM pour PC et aux systèmes connectés : alarmes, automates, voitures de la flotte automobile Flex …

Ce copieux dispositif, nous le manœuvrons grâce au Mobile Device Management (MDM), la plateforme de gestion de la flotte smartphones/tablettes.. notre poste de pilotage !

« L’informatique mobile nous rend plus autonomes, plus flexibles, plus rapides. »

Comment se répartissent concrètement les tâches dans ton service ?

En deux grandes catégories. Il y a, d’abord, ce qu’on appelle le “daily” : ce sont les demandes de court terme, comme la fourniture des smartphones et des tablettes, leur configuration. Plutôt les tâches courantes, donc. Et puis il y a la catégorie “projets”. On parle ici de moyen et long terme. Il s’agit de l’intégration et du déploiement des applications métiers. Évidemment, l’innovation et l’amélioration continue de nos services et produits sont également primordiales dans notre équipe.

Et dans l’équipe, à chacun sa spécialité ?

Oui et non. Nous sommes cinq dans l’équipe Informatique mobile : une personne à la coordination, deux pour le daily, et mon collègue et moi pour les projets. Mais les missions ne sont pas rigoureusement cloisonnées, et nous pouvons nous prêter main-forte les uns les autres selon les besoins du moment.

En parallèle, nous réalisons également une veille technologique constante dans ce domaine.  

De ton côté, quelle formation as-tu suivie pour devenir technicien des équipements mobiles ?

J’ai d’abord obtenu un diplôme universitaire de technologie (DUT) en Réseaux et télécommunication à l’Institut universitaire de technologie de Nancy-Brabois, en France. Puis j’ai complété cette formation par une Licence professionnelle Commerce spécialité commercialisation de technologies.

Co-construction de l’outil digital

Pourquoi l’informatique mobile est-elle si précieuse aux CFL ?

Parce qu’elle est un formidable facilitateur au quotidien ! Difficile d’énumérer toutes ses vertus… : l’informatique mobile permet à nos équipes d’accéder, partout et tout le temps, aux ressources de l’entreprise ; elle augmente considérablement le nombre des services à leur disposition (nous gérons aujourd’hui plus de 150 apps professionnelles !) ; elle permet la gestion à distance et un accès 100% sécurisé ; elle facilite la collecte et l’intégration des données… En clair, elle affranchit du PC de bureau pour certains et est complémentaire pour d’autres, elle nous rend plus autonomes. C’est une vraie révolution !

« Aux CFL, le périmètre de la digitalisation est très large. »

Tu évoques les applis professionnelles. Peux-tu nous en dire plus ?

Bien sûr. Nous déployons deux grands types d’applications :

  • Les apps génériques : centralisées, elles sont accessibles à l’ensemble de nos utilisateurs. Il s’agit par exemple de la boîte mail, du calendrier ou de l’intranet.
  • Les apps métiers et projets : elles sont adaptées à des métiers en particulier, selon leurs besoins opérationnels précis. Soit ce sont les agents eux-mêmes qui nous demandent une application déjà existante, dont ils savent qu’elle leur sera utile. Soit elles sont développées spécifiquement par les fournisseurs pour les CFL, puis intégrées à l’environnement mobile des agents pour lesquels elles sont bâties.

S’agissant de ces dernières, comment ajuste-t-on exactement une application aux besoins des différents métiers ?

C’est un processus de co-construction, qui implique plusieurs phases successives :

  1. Le projet est étudié pour vérifier sa faisabilité, et l’application en question est implémentée en test : on analyse alors ce qui va, et ce qui manque.
  2. Ensuite, l’équipe informatique et le métier concerné aux CFL établissent ensemble la liste des modifications utiles.
  3. Le fournisseur ajuste alors son service et propose une nouvelle version.
  4. Nouveau test : le service est rendu accessible à un nombre réduit d’utilisateurs, pour une durée limitée (de quelques semaines à quelques mois). Un retour d’expérience permet des améliorations.
  5. Une fois l’objectif atteint, le déploiement a lieu pour l’ensemble des utilisateurs finaux.

Peux-tu nous donner des exemples d’applis adaptées aux CFL ?

Oui, absolument. Prenons le service Maintenance Infrastructure : pour ses agents, nous avons bâti avec le métier un projet de plusieurs centaines de tablettes, équipées d’une app métier très spécifique. Elle permet une gestion mobile fine de la maintenance du réseau ferroviaire. Depuis leur appareil, les agents peuvent visualiser et documenter l’état de chaque objet d’infrastructure, qu’il s’agisse d’un pont, d’un signal ou d’un aiguillage. Cela leur donne une vue directe de la qualité du réseau. C’est inestimable !

« En plus du bagage technique, ce métier exige des compétences humaines : écoute, proximité et empathie. »

À l’image de celle-ci, il existe une pluralité d’applications pros qui facilitent la vie des agents des CFL : une pour la mesure et la détection du courant dans un poste d’aiguillage, une autre pour la détection des incidents, encore une autre pour documenter le contenu du fret à destination des conducteurs de train, etc. Au total, nous gérons plus de 150 applications différentes ! Le périmètre de la digitalisation, aux CFL, est très large.

Faire de la digitalisation un progrès pour tous

Eu égard à la complexité de certains outils, ce doit être, aussi, un travail de médiation numérique ?

Tout à fait ! Notre maître mot, au bureau, c’est l’accompagnement. Les utilisateurs doivent pouvoir compter sur nous à tout moment. Pour les aider, nous utilisons d’ailleurs de nombreux supports : FAQ, tutos vidéo pour expliquer les mises à jour logicielles, briefs personnalisés sur la confidentialité, formations, etc.

D’autant que la technologie n’est pas forcément intuitive pour tout le monde…

Oui, le boom de la technologie mobile, accentué par la crise sanitaire, n’est pas toujours facile à gérer. Parmi nos collaborateurs, il y a tous les profils. Des plus avertis, capables d’opérations complexes, aux néophytes, qui ont besoin d’être accompagnés pas à pas. Ce métier, en plus du bagage technique, demande donc des compétences humaines : qualité d’écoute, sens de la proximité et capacité d’empathie.

Avant de conclure, que dirais-tu à une personne qui serait tentée par cette aventure professionnelle ?

Je lui dirais de foncer ! Le monde mobile va vite, très vite, ce qui en fait une matière passionnante. Le rythme est vif et stimulant, il n’y a pas de routine. A fortiori dans un groupe comme les CFL : étant donné la technicité de l’activité, la diversité des métiers et l’ambition de l’entreprise, la digitalisation est ici un défi en perpétuel mouvement et renouvellement.

Envie de vous investir dans une mission stimulante aux CFL ? Envoyez-nous votre candidature !

Depuis son poste, au Central sous-station, Jeff surveille et gère le courant électrique qui circule dans l’ensemble du réseau ferré des CFL. Une mission éminemment stratégique, qu’il nous raconte ici en détail.

Jeff, peux-tu nous expliquer concrètement en quoi consiste ton métier aux CFL ?

Je suis régulateur au Central sous-station (CSS), qui est le centre névralgique du réseau ferroviaire en matière d’électricité. Concrètement, ma mission est de surveiller l’ensemble du réseau électrique lié à la circulation des trains dans tout le pays, de repérer et résoudre les éventuels soucis, et d’opérer des coupures de courant lorsque les conditions l’exigent.

Quelles sont, justement, ces conditions particulières ?

Elles sont de deux ordres. Il y a, d’abord, les coupures prévues, qui concernent les travaux ou la maintenance : nous sommes prévenus en amont et nous coupons le courant sur les sections de voies en accord avec nos agents spécialisés sur le terrain et les postes directeurs concernés.

Et puis il y a les coupures imprévues. Dans ce domaine, tout peut arriver. De l’arbre qui tombe sur la voie (le grand classique) à l’incident à un passage à niveau… Dès lors, nous procédons à une coupure d’urgence pour sécuriser le trafic et permettre l’intervention de nos collègues.

Un métier sous très haute tension

Tu gères l’alimentation d’un réseau électrique assez unique de par sa taille… Peux-tu nous décrire son amplitude exacte ?

En effet, c’est du costaud… ! Le réseau court sur près de 590 kilomètres de voies électrifiées. Il est alimenté par 3 postes, qu’on nomme les « sous-stations », installées à Berchem, Belval et Walferdange.

Celles-ci sont raccordées au réseau électrique général, duquel elles reçoivent du courant 225 000 volts. Leur fonction est d’adapter ce flux aux besoins des installations ferroviaires : concrètement, elles transforment ce courant 225 000 Volts en courant 25 000 Volts, qu’elles injectent ensuite dans le réseau CFL, direction les caténaires, pour mettre les trains en mouvement.

Et toi, depuis ton poste, tu peux donc monitorer n’importe quel tronçon du réseau ?

Oui, je peux presque tout gérer depuis mon siège ! Je dispose pour cela de trois échelles de travail distinctes, qui sont, du plus grand au plus petit tronçon : les secteurs, les sous-secteurs, et les sections élémentaires.

L’ampleur de la coupure de courant dépend de la situation. En cas d’évènement sérieux, par exemple une avarie ou un incident qui ne peut pas être localisé exactement, je coupe généralement tout un secteur, soit des dizaines de kilomètres de caténaires. Pour laisser passer les trains de maintenance, ce sera plutôt un sous-secteur. Enfin, je peux couper une section élémentaire (de 100 mètres à 2 kilomètres) s’il s’agit d’une intervention à un endroit très précis.

Une riche équipe aux quatre coins du réseau ferré

Pour ce faire, quels sont tes principaux outils de travail ?

Il y a d’abord ce très grand écran, face à mon bureau, qui fait presque la taille du mur. Il reproduit une version simplifiée de l’ensemble du réseau. Il me permet de surveiller la situation, en temps réel et de manière panoramique.

Ensuite, je dispose de 4 écrans plus petits, sur lesquels je peux m’occuper d’une ligne ou d’un secteur particulier, grâce à un logiciel spécialement adapté aux CFL par notre fournisseur.

Et puis, je n’ai pas abandonné les valeurs sûres… : téléphone, crayon et papier. Ils me servent à noter les infos importantes lors des communications avec mes collègues.

Peux-tu nous dire qui sont ces derniers exactement ?

Volontiers ! Il faut savoir que la gestion du courant, aux CFL, c’est un sport d’équipe ! Je travaille en étroite coopération avec les sous-stations, notre principale source d’alimentation. Mais aussi, évidemment, avec les agents de terrain. Ils peuvent m’appeler à tout moment pour me demander de couper le courant, pour leur sécurité, celle des ouvriers et/ou celle des voyageurs.

Au total, ils sont près de quatre-vingt, déployés partout au Luxembourg pour assurer la maintenance des équipements et éventuellement procéder aux coupures de courant si nous ne pouvons pas le faire à distance. Je suis également en contact avec les postes directeurs et, bien sûr, avec mes autres collègues du CSS.

Période de pointe et animation nocturnes

Avec ces collègues directs, au CSS, comment s’organise la vie de bureau ?

Le CSS est un lieu stratégique… qui ne sommeille jamais. Cela demande de l’organisation. La journée de travail a été scindée en trois plages horaires : 6h-12h ; 12h-21h ; et 21-6h. Nous effectuons ces différents shifts par roulement. Personnellement, c’est un rythme que j’aime bien, car il me permet, lorsque je fais la nuit, d’avoir ensuite du temps en journée à la maison.

Peux-tu nous décrire, dans les grandes lignes, une journée type ?

Elle débute par la relève de l’équipe précédente. Celle-ci nous passe le témoin : elle nous briefe sur les événements notables du shift écoulé. Puis je prends connaissance du programme journalier des coupures prévues. La journée se déroule ensuite plus ou moins calmement…

C’est-à-dire ?

Eh bien le job de régulateur n’est pas toujours un long fleuve tranquille ! Globalement, les week-ends sont calmes, les journées un peu moins, et les nuits chargées, puisque c’est le moment où a lieu l’essentiel des travaux.

Reste qu’en cas d’aléas, cela peut devenir assez intense : lorsque les avaries tombent, il faut savoir gérer des dizaines de coups de fil, mais aussi et surtout chercher et trouver des solutions de secours, pour maintenir le courant, en le déviant ou le reroutant, sans trop impacter le trafic.

Ceci dit, les soucis vont en se raréfiant. En effet, les CFL ont depuis plusieurs années accru le suivi et l’investissement dans la maintenance. Un effort qui paie : nous avons bien moins de problèmes d’alimentation qu’il y a 10 ans.

Le terrain, la meilleure école qui soit

Régulateur est donc un métier de responsabilité…

Oui, parce que nous avons entre les mains la sécurité de nos agents et des voyageurs. On parle quand même ici d’un courant de 25 000 V… La moindre erreur peut être mortelle. Du sang froid et une bonne gestion du stress sont donc requis.

D’ailleurs, Jeff, peux-tu nous expliquer comment l’on devient régulateur au CSS ?

Côté formation, j’ai personnellement suivi un cursus d’électronicien en énergie dans un lycée technique, ici, au Luxembourg. S’agissant du poste lui-même, une première expérience de terrain est obligatoire.

Ainsi, il faut d’abord intégrer les équipes caténaires, qui sont nos petites mains aux quatre coins du pays. C’est un beau métier, tout en mobilité et en plein-air. Je l’ai pratiqué 10 ans et ça me manque un peu… ! Une fois cette expérience acquise, la mobilité interne, très développée aux CFL, permet de rejoindre le poste de régulateur, plus sédentaire, mais aussi plus stratégique.

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Si un écrivain racontait l’histoire des CFL, il décrirait peut-être un monde cartésien rempli de techniciens, de mécaniciens et d’ingénieurs à l’esprit mathématique. Ce serait alors une histoire bien incomplète. Car, dans le grand récit des CFL, il faudrait aussi des personnages à l’âme d’artiste. Comme Andy, ce superviseur du trafic qui est aussi un auteur jeunesse aimant poser sur le monde un regard d’enfant… et y voir des perspectives et des solutions inusitées.

Sur les rayons du libraire, son livre racontant l’histoire d’une étonnante petite fille au corps fait de cordages est placé bien en vue. Dans le paysage littéraire du Luxembourg, Andy est l’un des rares auteurs à écrire pour la jeunesse en luxembourgeois.

« Forcément, les Luxembourgeois lisent beaucoup d’œuvres traduites et les écrivains locaux sont moins nombreux, explique-t-il. Nous sommes pourtant un petit pays multiculturel qui regorge d’histoires, et je pense que le luxembourgeois, cette petite langue secrète et méconnue, doit rayonner dans les livres parce qu’elle est notre meilleur point commun et notre espace de dialogue et de solidarité. »

Lui-même père de trois filles, dont il s’inspire volontiers pour inventer ses histoires, Andy mène aussi discrètement une carrière brillante aux CFL. Dans les émissions culturelles où l’on célèbre son écriture, les animateurs ne posent jamais de questions là-dessus. Pourtant, Andy considère que son travail dans le monde ferroviaire est tout aussi créatif que ses séances d’écriture.

« Quand j’écris, je tente de reproduire l’état d’esprit de l’enfant, ce qui me permet de penser autrement, avec une rationalité différente, parfois en recourant davantage aux images. »

« Ça me sert aussi quand je dois trouver la solution à un problème de circulation des trains : il faut cultiver une ouverture à des solutions diverses, regarder les situations sous plusieurs angles, penser hors du cadre, trouver une façon de faire qui dépasse ce qui est attendu, voir plus loin que l’horizon habituel. »

Il était une fois…

Andy a grandi dans le nord du Luxembourg, dans un petit village. Prairie, forêt, verdure : son enfance a été marquée par un accès immédiat à la nature. Très actif au grand air, il retrouvait son calme dès que retentissait la sonnerie de l’école. Andy aimait beaucoup son instituteur.

« J’ai eu le même instituteur pendant toute l’école primaire, se souvient-il. C’était une situation hors-norme. Et c’était vraiment un homme respectable ; il était gentil ; il était calme ; il avait beaucoup de clairvoyance. J’avais l’impression qu’il savait presque tout. Il m’impressionnait. Je voulais lui ressembler. »

Après une adolescence turbulente pendant laquelle il découvre déjà le pouvoir des mots et de la poésie – « ça me calmait », dit-il – Andy décide de suivre les traces de son ancien instituteur et de devenir enseignant. Rien ne le prédestine alors à une carrière de cheminot. Il veut être prof, un point c’est tout.

« J’ai toujours été fasciné par les mécanismes de la transmission, explique-t-il. Je trouve cela beau de pouvoir identifier les intérêts de l’enfant en bas âge, et de lui donner le support dont il a besoin pour développer ses passions. »

« On ne sait jamais quel enfant sera le prochain à trouver un remède contre le cancer, s’il est bien soutenu dans ses apprentissages et motivé dès le plus jeune âge. »

Mais, après quelques années d’études en Belgique et un stage à Bruxelles, Andy s’aperçoit que le métier d’instituteur tel qu’on le pratique aujourd’hui entre en choc avec son idéal. Il ne sera pas enseignant. « Il manque dans les pratiques actuelles une dimension classique de transmission du savoir, pense-t-il. On valorise beaucoup l’apprentissage par projets – et croyez-moi je trouve ça très bien – mais, je crois aussi que, parfois, il faut savoir enseigner simplement que 1+1=2. Il y a des savoirs qui ne s’acquièrent que par un cours magistral plus traditionnel. »

Un revirement inattendu

À l’horizon, les CFL apparaissent soudain à Andy comme un lieu de travail idéal. « C’est une entreprise qui exerce une fascination, dit-il. C’est si romantique, l’univers du train, le dépaysement du voyage, la technologie brillante qui fait que tout cela fonctionne. »

Il devient chef de circulation, un emploi lui permettant de valoriser un profil scientifique entretenu depuis sa prime jeunesse. Andy était certes un ado épris d’écriture et de poésie, mais également tout à fait doué en mathématiques et en biologie. Dans le grand roman de sa vie, l’art côtoie toujours de près la science et la technologie.

Il y a d’ailleurs un petit quelque chose de cinématographique dans le quotidien professionnel d’Andy, pourtant très technique. Dans un film sur sa vie, la caméra entrerait dans son bureau en faisant de grands plans aériens montrant la disposition arrondie, voluptueuse, des postes de travail où s’affaire une équipe de cinq personnes. On les verrait sur le qui-vive, scrutant attentivement les huit écrans affichant des cartes interactives du réseau CFL et les mouvements des trains en temps réel.

« On utilise un outil informatique, ARAMIS, qui montre l’emplacement de tous les trains. Les aiguilles, les signaux et les blocs de section sont également affichés sur des tableaux graphiques. On peut voir en temps réel s’il y a un risque que deux trains se croisent, ou repérer les incidents, les imprévus, les obstacles pouvant causer des retards. »

Tension et adrénaline

Si le moindre problème survient, Andy et son équipe doivent anticiper les répercussions sur l’ensemble du réseau et trouver des solutions pour acheminer quand même les voyageurs rapidement du point A au point B. Dans ces moment-là, l’adrénaline est à son comble. Parfois, c’est un passage à niveau en dérangement, parfois un train qui a des problèmes techniques, ou encore un évènement plus sérieux, nécessitant l’intervention des pompiers.

« Il peut aussi s’agir d’un arbre tombé sur les caténaires, d’incendies près des rails, d’enfants jouant sur les rails qu’il faut évacuer, énumère Andy. C’est très varié, et on ne sait jamais à quoi on devra faire face. »

« Le travail d’équipe est crucial, il faut avoir une bonne mécanique bien huilée en équipe et une communication efficace. Ça demande à la fois une connaissance et une compréhension générale du réseau et des horaires et trajets, ainsi qu’une connaissance des règles de sécurité. »

Et le poète revint

Son travail le comble. Et lorsqu’Andy est devenu papa, il a renoué avec l’écriture… et avec le plaisir de la poésie simple du quotidien. Les libraires vendent aujourd’hui son deuxième livre, l’histoire d’une fillette qui rêve d’aller vivre sur la Lune pour échapper à une vie trop rigide sur Terre. Mais la Lune ne l’entend pas ainsi.

« Pour moi, il est très facile de garder un cœur d’enfant, dit-il. Dans le monde des enfants, tout est toujours plus simple; on trouve toujours une solution à tout. Ils sont dans le moment présent, dans l’émerveillement. Je trouve les adultes tellement plus compliqués, moins spontanés. Je suis encore un grand enfant. »

Andy est la preuve vivante qu’il est possible de conjuguer une carrière brillante aux CFL et un parcours artistique vibrant, tout en gardant son âme d’enfant. Si vous aussi êtes un artiste qui se rêve également cheminot, rejoignez les CFL et faites fleurir vos deux passions.

La transition numérique est aujourd’hui un enjeu de société indéniable. Les CFL ont toujours intégré le digital dans leurs stratégies. Elisa, administratrice des objets connectés au sein du groupe, nous en parle.

L’internet des objets, un métier multiple

Bonjour Elisa, peux-tu nous parler de ton rôle au sein des CFL ?

Bonjour ! Je suis informaticienne, ou plus exactement administratrice des objets connectés. Mon travail au sein des CFL consiste à les surveiller, configurer, améliorer… Je suis responsable d’une plateforme qui se charge de collecter toutes les données émises par ces objets.

Je suis également en charge de l’analyse et de la définition des besoins selon chaque service, et enfin de tout ce qui concerne la recherche, l’installation, les tests et évaluations des nouvelles technologies dans ces domaines. Je surveille aussi l’évolution du marché. Bref, j’ai un métier très varié (rires) !

Depuis quand travailles-tu dans les objets connectés, et plus particulièrement pour les CFL ?

Je suis arrivée à ce poste au printemps, c’est donc tout récent. Je suis seulement diplômée depuis septembre dernier, après avoir suivi des études d’ingénierie en réseaux et télécommunications.

J’ai fait ma scolarité en France, où après un bac scientifique je me suis orientée vers une classe préparatoire aux grandes écoles, avant d’intégrer une école d’ingénieurs spécialisée en internet des objets.

Mais avant d’être en poste, j’étais déjà consultante pour les CFL, depuis l’obtention de mon diplôme.

“Contente de pouvoir apporter mon savoir-faire.”

Quand on gère des objects connectés, c’est dans le cadre de quels types de projets ? Peux-tu préciser ?

J’ai déjà eu l’occasion de travailler sur plusieurs concepts, en tant que consultante puis dans mon poste actuel. Pour te donner un exemple, je planche actuellement sur les “parkings intelligents”. Grâce à une technologie de détection de places, nous voulons informer ceux qui viennent se garer dans les parkings des CFL quant au nombre de places disponibles.

Comment se déroulent tes journées ?

Je n’ai pas vraiment de routine. Le service dans lequel je travaille est récent, nous devons toujours être formés aux innovations technologiques.

Je peux donc passer des journées à rechercher des capteurs qui pourraient répondre aux besoins de certains projets. Quand je sélectionne un capteur, je contacte alors le fournisseur, pour ensuite étudier son offre. Et organiser un test produit.

Je vais rarement sur le terrain, en fait. J’ai dû y aller une ou deux fois, pour voir comment on allait installer les capteurs. Je voulais vérifier que l’endroit indiqué soit bien compatible.

Pendant mes études, j’ai surtout travaillé sur des projets en lien avec l’innovation, et l’internet des objets. Je suis passionnée par le sujet. La transformation digitale des CFL a attisé ma curiosité, et j’ai voulu aller voir de plus près (rires).

Je suis contente de pouvoir apporter mon savoir-faire. Et de mon côté, cela me permet de gagner en expérience.

La transition numérique, un défi qui demande adaptation et passion

“Les clients ont toujours été la priorité des CFL. Ils bénéficieront d’une expérience toujours plus agréable sur le réseau.”

Comme tu viens de l’évoquer, la transformation digitale des CFL couvre plusieurs projets. Quel est l’intérêt selon toi ?

On va pouvoir automatiser des tâches répétitives, fournir une optimisation toujours plus poussée du temps de travail… Mais cela permet aussi — surtout — de gérer plus facilement les anomalies : les repérer et donc les corriger plus rapidement.

La transition numérique, ça prend du temps à mettre en place, mais elle apporte une vraie valeur ajoutée.

Les clients ont toujours été la priorité des CFL. On va pouvoir leur fournir une expérience plus agréable quand ils vont circuler sur le réseau. Rien qu’avec le “parking intelligent”, ils vont gagner du temps, pouvoir mieux s’organiser en fonction des informations données…

Peut-on dire que ton travail demande beaucoup d’adaptation, et de diversité ?

Oui, complètement. Je dois constamment m’adapter aux besoins de notre métier. Et découvrir de nouvelles choses. Dans l’internet des objets et les objets connectés, nous devons gérer plusieurs situations : cela peut aller du simple monitoring de température à la géolocalisation d’un train.

Je suis aux CFL depuis quelques mois seulement, mais j’ai déjà suivi deux formations de plusieurs jours.

Quels sont les prochains défis à venir, pour toi et ton service ?

La donnée, sans conteste. À ce jour, on se concentre sur l’administration de notre plateforme, et de la récolte des données issues de l’internet des objets. Par la suite, on aimerait se baser sur l’historique, et intégrer une intelligence artificielle. L’intérêt sera de pouvoir faire de la prédiction. Par exemple, anticiper les maintenances à faire sur le matériel roulant.

“La digitalisation prend plus d’importance que l’on ne pense.”


Peux-tu nous décrire le déroulement d’un projet, de l’idée à la mise en service ?

Généralement, soit on a une idée, soit le client vient vers nous avec une demande précise et c’est à nous d’étudier des solutions susceptibles de les intéresser. Et plus l’idée est complexe, plus ça va prendre du temps.

Nous sommes deux au service IOT (Internet Of Things) mais beaucoup d’acteurs, internes comme externes, sont impliqués dans chacun de nos projets.

Il faut donc d’abord synchroniser toutes les informations. On va ensuite chercher les capteurs adaptés, les tester de notre côté, avant de les soumettre à des tests sur le terrain. Nous travaillons en collaboration avec une autre équipe du service informatique, qui va se charger de la partie informations et traitement des données.

Pour travailler dans ce domaine, il faut à la fois de la compétence et de la passion, non ?

J’ai toujours souhaité évoluer dans ce domaine, pour ma part. Pendant mes études j’ai beaucoup travaillé sur des projets qui concernaient les objets connectés, j’ai effectué des stages qui m’ont confortée dans cette idée. C’est un univers dans lequel je me sens bien, on y apprend tous les jours, il y a tout le temps des nouveautés à découvrir et à tester !

Quand je suis arrivée aux CFL, j’ai été heureuse de voir que la digitalisation prend plus d’importance qu’on ne le pense, au sein de l’entreprise. Pour l’instant, nous sommes à plus d’une centaine au sein du service informatique. Nous sommes une “grande famille” !

Comment te vois-tu dans dix ans, au sein des CFL ?

Je me vois dans une équipe grandie, en constante évolution. J’espère de mon côté que j’aurai gagné en expérience et que j’aurai contribué à faire évoluer mon équipe. Et à porter toujours aussi activement la digitalisation des CFL.

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Dans le bureau de Gilles, d’immenses écrans de modélisation 3D dominent l’espace. Il est le spécialiste de la modélisation des données du bâtiment, ou Building Information Modeling (BIM). Avant de se lancer dans la construction de nouvelles infrastructures, les CFL produisent des maquettes 3D qui intègrent toutes les données possibles et facilitent ensuite le travail de chantier. Explications.

Sur l’écran s’affiche une reconstitution à l’échelle en 3D du Viaduc de Pulvermühle, sa structure ancienne de pierre complétée par une toute nouvelle charpente métallique tubulaire. Gilles s’amuse à zoomer sur un élément précis et fait s’afficher les données volumétriques. Le BIM, c’est son terrain de jeu. « Il n’y a qu’aux CFL que je peux en faire ma pratique sur des projets d’aussi grande ampleur, aussi complexes et innovants, dit-il. Ici, je peux mettre à profit tout à la fois mes compétences d’architecte et d’ingénieur, ainsi que mon côté geek informatique. »

Architecte un jour, architecte toujours

Dans sa bibliothèque, notre œil remarque de nombreux livres d’architecture et de génie, témoignant de son passé d’architecte touche-à-tout. Après un baccalauréat technique en génie civil, il a intégré le Master « Architecture et Complexité » à l’École d’architecture de Strasbourg, où il s’est intéressé aux architectures façonnées par les guerres du passé. Un choix tout naturel : il s’intéressait à l’architecture depuis l’enfance, sa famille travaillant en partie dans les travaux publics.

On aperçoit un casque de chantier sur une étagère. Gilles a toujours aimé faire un travail d’architecte polyvalent, se plaisant autant à travailler sur les logiciels de modélisation que directement sur le terrain. En agence à Mulhouse, il s’assurait de prendre en charge tous les aspects d’un projet, de la table à dessin jusqu’à la coordination du chantier.

Homme de terrain

« J’adore être sur le terrain. C’est passionnant de voir s’édifier les projets qu’on a dessinés et de mesurer concrètement le savoir-faire de chaque artisan », dit Gilles. Aux CFL, il ne déroge pas à cette bonne habitude de fréquenter les chantiers, autant que faire se peut. « On ne peut pas faire de modélisation sans une compréhension intime et concrète des métiers de la construction et du bâtiment », tranche-t-il.

Sur le coin du bureau traîne le guide d’application du BIM au Luxembourg, dont Gilles est l’un des rédacteurs. Au fil des ans et de ses expériences de BIM Manager en France et au Luxembourg, Gilles s’est passionné pour ces maquettes numériques aux possibilités infinies, contenant de nombreuses données et transformant profondément les façons de travailler. « Je suis passionné depuis l’université par l’amélioration des processus, et le BIM est ce qui se rapproche le plus d’un processus idéal. »

Le BIM pour les nuls

Pour mieux nous expliquer en quoi consiste le processus BIM, Gilles nous fait le récit d’un grand projet sur lequel il a récemment travaillé : la conception du bâtiment Park&Rail Bascharage-Sanem. Prévu pour 2023, ce gros bâtiment de parking situé à côté de la gare routière est l’un des premiers ouvrages conçus en utilisant le processus BIM aux CFL depuis l’entrée en poste de Gilles en 2018.

Unis dans un grand processus collaboratif de conception et de planification de la construction de l’infrastructure, les architectes, ingénieurs électricité, ingénieurs stabilité et autres intervenants ont fusionné leurs maquettes et travaillé sur la même plateforme. « C’était comme construire le bâtiment en 3D avant de le construire sur le chantier », résume Gilles.

Plus qu’une simple maquette

Il ne s’agit pas simplement de modélisation 3D. « C’est un processus plus complet qui permet de créer un objet virtuel représentatif de la construction, de ses caractéristiques géométriques et des propriétés de comportement», précise notre expert BIM. La maquette renseigne par exemple sur les propriétés physiques et mécaniques des infrastructures. Les données et calculs intégrés permettent de générer des designs d’une grande exactitude, notamment par « design génératif ».

« La vision en 3D des éléments nous permet de voir de nombreuses choses qui nous échapperaient sur un plan en 2D, et d’ainsi éviter des erreurs de conception qui ont des conséquences très fâcheuses sur le chantier », résume Gilles.

Le projet Park&Rail Bascharage a permis de tester un processus BIM de « niveau 3 », c’est-à-dire que les équipes ont travaillé en temps réel sur une seule et même maquette 3D, plutôt que de fusionner les maquettes individuelles de chacun comme on le ferait dans un projet BIM de niveau 2. « Ça démultiplie les communications, qui sont alors plus efficaces, en simultané et en direct. »

Le jumeau numérique

Le BIM peut aussi avoir d’autres usages et être utilisé pendant tout le cycle de vie de l’infrastructure, comme dans le cas du Viaduc de Pulvermühle. Après la rénovation du viaduc, l’équipe de Gilles en a reconstitué la maquette 3D pour conserver les données, créant un « jumeau numérique » dans lequel sont stockées toutes les informations techniques pouvant servir lors de futures interventions sur l’infrastructure. La maquette inclut les voies ferroviaires adjacentes, les caténaires et les poteaux : il ne s’agit plus seulement de bâtiment.

« Les jumeaux numériques, c’est l’avenir », lance Gilles avec enthousiasme. À long terme, toutes les voies ferroviaires du réseau luxembourgeois auront leurs jumeaux numériques. « Je ne manquerai pas de travail, la création des jumeaux numériques est un vaste et passionnant projet ! »

Dessiner le paysage

Avec ses maquettes numériques sophistiquées, Gilles dit s’amuser comme un enfant avec ses trains miniatures. Littéralement. « C’est cliché, mais, quand j’étais petit, je faisais des maquettes ferroviaires. Je pense que, déjà, ce qui m’intéressait, au-delà des wagons et des locomotives, c’était l’entièreté des infrastructures, le caractère hors échelle de tout cela. J’aime comment le train dessine un paysage industriel et façonne tout un réseau d’infrastructures. »

Si vous êtes comme Gilles et rêvez de contribuer à dessiner le paysage luxembourgeois, n’hésitez pas à envoyer votre candidature : www.jobscfl.lu.

Il y a quelques jours, notre blog #WEARECFL a été présenté en avant-première aux “ambassadeurs” qui ont accepté d’y prêter leur visage et leur histoire.

Vanessa Hallmanns, responsable du service Recrutement et Accompagnement Carrière aux CFL, a dévoilé à l’assistance le blog #WEARECFL, nouveau support de communication des Ressources Humaines. Il y est question de nous, de nos collaborateurs, de faire découvrir de l’intérieur les métiers et les personnes qui font les CFL. Entre les portraits (People, Un jour avec), la découverte des techniques et technologies utilisées (4.0, Comment ça marche), le développement durable sous toutes ses coutures (Green) : ce sont toutes les facettes des CFL et des personnes qui les composent qui sont mises en avant.

Tous les ambassadeurs présents à la projection ont salué la qualité des contenus et sont unanimes sur l’enthousiasme que cela leur inspire : un vent de nouveauté qui séduira les jeunes et qui les incitera à postuler, selon Gilles et Myriam. Florian retient particulièrement l’authenticité et la diversité mises en lumière sur le blog. “Cela montre la façon dont les CFL valorisent tous les talents des collaborateurs” note Barbara.

Vous aussi, vous avez du talent, venez l’exprimer chez nous : https://www.jobscfl.lu
#WEARECFL